Lo­pe­te­gui entre « hier » et « au­jourd'hui »

Of­fi­ciel­le­ment pré­sen­té aux so­cios me­rengue, l'an­cien sé­lec­tion­neur es­pa­gnol et nou­vel en­traî­neur du Real a vite tour­né la page.

L'Équipe - - COUPE DU MONDE 2018 - FRÉDÉRIC HERMEL

MA­DRID – « Nous au­rions sou­hai­té que cette pré­sen­ta­tion de Ju­len Lo­pe­te­gui comme en­traî­neur du Real se fasse après la Coupe du monde et une vic­toire de l’Es­pagne. » Le pré­sident me­rengue Flo­ren­ti­no Pé­rez n’a tou­jours pas com­pris la dé­ci­sion de Luis Ru­biales, son ho­mo­logue à la Fé­dé­ra­tion es­pa­gnole, de li­mo­ger le sé­lec­tion­neur et ne s’en est pas ca­ché hier soir en ac­cueillant ce­lui qui va rem­pla­cer Zi­né­dine Zi­dane. Il a em­ployé des mots très durs à l’en­contre du pa­tron du foot­ball es­pa­gnol, par­lant même de son « or­gueil mal pla­cé » .

Lo­pe­te­gui lui non plus n’a pas di­gé­ré ce qui lui est ar­ri­vé et c’est un homme bles­sé, et vi­si­ble­ment fa­ti­gué, qui s’est pré­sen­té face à la presse dans la tri­bune d’hon­neur du stade San­tia­go- Ber­na­beu. « Hier ( mer­cre­di) a été le pire jour de ma vie de­puis la mort de ma mère, a ex­pli­qué le coach, les yeux rem­plis de larmes. Et au­jourd’hui ( jeu­di) c’est le plus beau ( en si­gnant au Real). Je suis ar­ri­vé au Cas­tilla ( équipe ré­serve) à l’âge de dix- huit ans et j’ai ap­pris les va­leurs de ce club, à com­men­cer par la loyau­té. » Une ré­fé­rence di­recte au terme em­ployé par le pré­sident de la Fé­dé­ra­tion et à sa lettre de li­cen­cie­ment. Lo­pe­te­gui a as­su­ré avoir tou­jours été hon­nête et clair avec Luis Ru­biales et lui avoir « dit les choses dès qu’elles se sont concré­ti­sées. La Fé­dé­ra­tion avait même dif­fu­sé un mes­sage de fé­li­ci­ta­tions sur son site In­ter­net, a- t- il ajou­té. Per­son­nel­le­ment, je vou­lais que tout se fasse et s’an­nonce avant le dé­but du Mon­dial. J’ai sou­hai­té la trans­pa­rence. Les joueurs eux- mêmes ont mon­tré qu’il n’y avait au­cun pro­blème, ils se sont ma­gni­fi­que­ment bien en­traî­nés après avoir ap­pris ma dé­ci­sion. Tout al­lait bien et il était pré­vu que nous fas­sions une confé­rence de presse com­mune mais quelque chose s’est pas­sé en seule­ment quelques heures. »

Ar­ri­vé de Moscou au quar­tier gé­né­ral de la sé­lec­tion es­pa­gnole, à Kras­no­dar, Ru­biales a donc chan­gé d’avis dans la nuit de mar­di à mer­cre­di. « Cer­taines per­sonnes lui ont mon­té le bour­ri­chon » , pou­vait- on no­tam­ment en­tendre hier dans les cou­loirs du stade Ber­na­beu.

Les Ma­dri­lènes Ser­gio Ra­mos et Is­co très dé­ten­dus à l'en­traî­ne­ment : le dé­part pré­ci­pi­té de ce­lui qui de­vien­dra leur en­traî­neur au Real semble avoir été bien di­gé­ré.

Ju­len Lo­pe­te­gui pose avec son nou­veau pré­sident, ce­lui du Real Ma­drid, Flo­ren­ti­no Pé­rez.

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