« Ra­len­tir leurs bal­lons reste né­ces­saire » Ké­lian Gal­le­tier est l'un des cinq joueurs

46 v. 12 v. qui in­tègrent le XVde France pour ce deuxième test. Le flan­ker mont­pel­lié­rain es­père ap­por­ter sa vi­tesse et sa tech­nique, sans ou­blier de ba­tailler dans les rucks.

L'Équipe - - RUGBY - R. B.

« Nu­mé­ro 8 ou flan­ker, peu vous im­porte ?

J’ai été for­mé en 8, mais j’ai tou­jours joué à tous les postes de la troi­sième ligne. Je les couvre en club, par­fois même en cours de match. Mon style de jeu ne va­rie pas en fonc­tion, si ce n’est que je suis à l’aise der­rière une mê­lée et au­jourd’hui sur les bal­lons hauts. Donc, le rôle de troi­sième- ligne centre ne me dé­range pas. Je l’ai beau­coup tra­vaillé aus­si, parce que les bal­lons hauts, c’est un tra­vail quo­ti­dien, le tra­vail tech­nique der­rière la mê­lée aus­si. Si je dois cou­vrir le fond du ter­rain, j’ex­ploi­te­rai plus ma vi­tesse.

La France cherche en­core son nu­mé­ro 8 de ré­fé­rence…

Les en­traî­neurs au­jourd’hui aiment bien avoir de la puis­sance à ce poste. Or nous avons des pro­fils plu­tôt lé­gers en 8 avec Ké­vin ( Gour­don) et moi. Donc, je bas­cule sur le flanc de la mê­lée pour ap­por­ter d’autres qua­li­tés. Je pense que c’est d’abord une ten­dance. Quand je vois Luke Whi­te­lock ou Kie­ran Read chez les Néo- Zé­lan­dais, ce sont des joueurs qui uti­lisent beau­coup leur vi­tesse. J’ai deux qua­li­tés : ma vi­tesse et ma tech­nique. Je ne joue pas sur ma puis­sance. En­fin, j’en ai ( rire), mais ce n’est pas mon prin­ci­pal point fort. Après, un gars comme Kie­ran Read est aus­si très fé­roce dans les rucks. C’est un tra­vail que l’on voit peu, mais sur le­quel je suis at­ten­tif.

Jus­te­ment, au pre­mier test, l’équipe de France avait choi­si de ne pas se consom­mer dans les rucks pour gar­der un pre­mier ri­deau étanche. Sur ce deuxième test, al­lez- vous in­sis­ter un peu plus dans ce sec­teur pour ten­ter de ra­len­tir leur jeu ?

C’est un équi­libre. On ne peut pas se per­mettre d’être trois dans les rucks si­non on s’ex­po­se­ra à leur ligne d’at­taque, qui est très ef­fi­cace et ra­pide. Mais ra­len­tir leurs bal­lons reste né­ces­saire pour nous per­mettre d’être mieux or­ga­ni­sés.

Face aux All Blacks, on a sur­tout l’im­pres­sion qu’il faut li­mi­ter la casse. Est- ce frus­trant ?

Je rentre sur un ter­rain pour gagner et tous mes co­équi­piers aus­si. Main­te­nant, je pense que l’on est un ton en des­sous des All Blacks. Mais ça reste un match, et, per­son­nel­le­ment, je suis fixé sur notre jeu et ce que l’on a pré­vu de faire. Si on reste dans les clous, en com­met­tant le moins d’er­reurs pos­sible, on ne se­ra pas loin de la vé­ri­té. Là où les Néo- Zé­lan­dais sont très bons, c’est qu’ils ne jouent pas un bal­lon dans leur camp et qu’ils en sortent par­fai­te­ment. Les seules mu­ni­tions qu’ils ex­ploitent de­puis chez eux, ce sont celles que l’on perd ou les coups d’en­vois courts. Or ce sont deux as­pects que l’on peut maî­tri­ser. Si on le fait, on se­ra dé­jà un peu plus maîtres de notre des­tin et en ca­pa­ci­té de ri­va­li­ser. »

“je pense que l’on est , , un ton en des­sous des All Blacks

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.