Ver­rat­ti- In­signe, leur plus belle his­toire d'hu­mour

Avant de se re­trou­ver face à face dans dix jours lors de PSG- Naples en C 1, les deux an­ciens joueurs de Pes­ca­ra vont ten­ter de mettre à pro­fit leur com­pli­ci­té pour re­lan­cer une Ita­lie souf­fre­teuse.

L'Équipe - - FOOTBALL - VA­LEN­TIN PAULUZZI

MI­LAN ( ITA) – « Ah, eux, ce sont deux grands casse- c... ! » An­to­nio Boc­chet­ti, an­cien co­équi­pier de Lo­ren­zo In­signe ( 27 ans) et Mar­co Ver­rat­ti ( 25 ans) à Pes­ca­ra ( en Serie B, en 2011- 2012, avec mon­tée en Serie A à la clé), em­ploie ces mots avec ten­dresse. « Leur force était de ne pas avoir conscience de ce qu’ils pou­vaient ap­por­ter au foot ita­lien » , dit- il. Ils sont au­jourd'hui deux des élé­ments sur les­quels Ro­ber­to Man­ci­ni, le sé­lec­tion­neur de la Na­zio­nale, compte le plus.

Comme face à l’Ukraine mer­cre­di à Gênes ( 1- 1), ils se­ront ti­tu­laires ce soir en Po­logne afin de pro­lon­ger leur « his­toire d’amour foot­bal­lis­tique » , pour re­prendre les termes d'In­signe dans une in­ter­view don­née à France Foot­ball en jan­vier der­nier.

Ver­rat­ti et lui se sont connus en 2011, à Pes­ca­ra, le fief du mil i e u p a r i s i e n ( q u i y e st re st é de 2008 à 2012), et le coup de foudre fut im­mé­diat : « Ils ont des af­fi­ni­tés cultu­relles, c’étaient deux ga­mins, deux “scu­gniz­zi” pour le dire à la na­po­li­taine, car Pes­ca­ra est une ville qui res­semble à Naples » , re­con­naît Boc­chet­ti. Leur in­sou­ciance a re­jailli sur tout l’ef­fec­tif : « Ver­rat­ti était une mac­hine, c’était vanne sur vanne. Il avait une in­croyable ca­pa­ci­té à dé­dra­ma­ti­ser. Ils se cham­braient sans ar­rêt, ça se met­tait dos à dos pour sa­voir qui était le plus grand des deux ( Ver­rat­ti : 1,65 m contre 1,63 m). Ça chan­tait en na­po­li­tain dans le bus et dans le ves­tiaire, c’était un en­chaî­ne­ment de sketches. Et puis­qu’ils nous fai­saient ga­gner des matches, on les lais­sait vo­lon­tiers faire. »

Bien­tôt Raio­la comme point com­mun ?

Autre té­moin pri­vi­lé­gié, Ric­car­do Ma­nie­ro, at­ta­quant de ce Pes­ca­ra- là : « Un match avait été re­por­té à cause de la neige, on est res­tés à l’hô­tel et ils ont im­pro­vi­sé une par­tie de cache- cache. Ze­man ( Zde­nek, leur en­traî­neur) s’est poin­té et en a trou­vé un dans la douche et l’autre dans le pla­card ! » À la fin de la sai­son, Ma­nie­ro, Ver­rat­ti et In­signe se ta­touent le même emo­ji der­rière l’avant- bras, puis In­signe re­tourne à Naples et tente de faire ve­nir son com­plice : « Mais le Na­po­li vou­lait le lais­ser en prêt en Serie B, le PSG a été plus di­rect » , pour­suit Ma­nie­ro.

Comme Ver­rat­ti, In­signe de­vrait re­joindre l’écu­rie de l'agent Mi­no Raio­la, mais des re­trou­vailles en club ne sont pas à l’ordre du jour. Pour illus­trer leur en­tente sur le ter­rain, il faut se conten­ter des sou­ve­nirs de Pes­ca­ra, dont Mar­co San­so­vi­ni, ca­pi­taine à l'époque, ra­conte le plus mar­quant : « Ils parlent la même langue sur le ter­rain. Contre le To­ri­no, ou­ver­ture mil­li­mé­trée de Mar­co de qua­rante mètres, contrôle d’In­signe qui met dans le vent gar­dien et dé­fen­seur ad­verses et qui marque. » Bis re­pe­ti­ta, ce soir, à Chor­zow ?

Mar­co Ver­rat­ti et Lo­ren­zo In­signe avant le match amical contre l’Ukraine ( 1- 1), mer­cre­di au stade Lui­gi- Fer­ra­ris de Gênes.

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