Dans les cou­lisses du centre aqua­tique

À l’oc­ca­sion des Jour­nées eu­ro­péennes du pa­tri­moine, une vi­site très in­té­res­santes des en­trailles du centre aqua­tique in­ter­com­mu­nal était pro­po­sée. Dé­cou­verte de la ma­chi­ne­rie tuyaux de l’Ozen.

La Gazette de la Haute-Loire - - La Une - FA­BIENNE LE­LEU

De l’eau propre et à la bonne tem­pé­ra­ture sont les prin­ci­pales pré­oc­cu­pa­tions des usa­gers du centre aqua­tique de l’Ozen. Ils sont pour­tant bien loin d’ima­gi­ner l’im­por­tant dis­po­si­tif qui ré­pond quo­ti­dien­ne­ment à cette exi­gence bien na­tu­relle. Les Jour­nées eu­ro­péennes du pa­tri­moine furent l’oc­ca­sion pour les plus cu­rieux d’en dé­cou­vrir la com­plexi­té. Une ex­pé­rience pi­lo­tée par ce­lui qui en connaît les moindres se­crets An­ge­lo Ama­to, in­gé­nieur en charge de l’ins­tal­la­tion.

Une sur­veillance constante

En tout pre­mier lieu, il suf­fit de flâ­ner au bord des bas­sins pour consta­ter qu’ils sont tous équi­pés d’un dis­po­si­tif de dé­bor­de­ment. Il ne s’agit pas là de pal­lier aux pous­sées ver­ti­cales des corps plon­gés dans le li­quide mais d’as­su­rer une ré­cu­pé­ra­tion par « écré­mage » des sub­stances dou­teuses dé­ po­sées par ces mêmes corps. Je vous en­tends d’ici lâ­cher quelques « beurks » écoeu­rés.

Et oui, si vous de­vez boire la tasse, pri­vi­lé­giez le fond du bas­sin, en sur­face, c’est net­te­ment plus ris­qué. Mais voi­là, les dé­bor­de­ments, c’est fait pour ça. En­suite, des­cen­dez à l’étage in­fé­rieur, là où jus­te­ment est ré­cu­pé­ré le dé­bor­de­ment. Vous dé­cou­vri­rez une suc­ces­sion de gi­gan­tesques ci­ternes bleues, vertes ou noires re­liées par un en­tre­lacs de tuyaux et ca­na­li­sa­tions. C’est là que se joue la lim­pi­di­té de votre eau de bai­gnade entre une fil­tra­tion au sable et un trai­te­ment à l’ozone. An­ge­lo Ama­to y veille jour et nuit, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Grâce à la ges­tion tech­nique cen­tra­li­sée, GTC, son or­di­na­teur de bu­reau et son té­lé­phone por­table sont en liai­son per­ma­nente avec les cap­teurs et les ana­ly­seurs bran­chés sur le dis­po­si­tif. Au­cune pol­lu­tion ne lui échappe et il sait à chaque ins­tant où se si­tue le ni­veau des bas­sins. À rai­son de 30 litres d’eau pol­luée par bai­gneur, il ajuste le ni­veau heure par heure et veille à la dis­tri­bu­tion du chlore se­lon les normes im­po­sées par l’ARS (Agence ré­gio­nale de san­té).

Alors de grâce, pour le bien­être de tous, n’es­qui­vez pas la douche obli­ga­toire, n’hé­si­tez pas à vous y sa­von­ner et gar­der à l’es­prit que l’Ozen c’est près de 1.100 m³ d’eau à trai­ter dont un re­nou­vel­le­ment quo­ti­dien de près de 20.000 litres.

Une ma­chi­ne­rie com­plexe et sous haute sur­veillance s’est dé­voi­lée au pu­blic.

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