La nuit d’Hal­lo­ween a été gran­diose au châ­teau de Ro­che­ba­ron avec un jeu noc­turne… gla­çant !

La Gazette de la Haute-Loire - - La Une - SAN­DRINE MICHELIER

Pour Hal­lo­ween, le châ­teau de Ro­che­ba­ron a of­fert deux soi­rées ex­cep­tion­nelles et dignes du lieu : un jeu d’éva­sion et d’énigmes à ré­soudre, au coeur de la for­te­resse mé­dié­vale.

Il n’y a pas un bruit. On dis­tingue à peine les contours du châ­teau de Ro­che­ba­ron, éclai­ré par la lune. Le lieu est dé­jà im­pres­sion­nant le jour, alors la nuit… Sou­dain, un cri d’ef­froi s’échappe de la haute tour. Avec la fraî­cheur noc­turne, l’am­biance est po­sée.

Pour Hal­lo­ween, les Amis du châ­teau de Ro­che­ba­ron ont concoc­té deux soi­rées in­édites. Par groupe de huit, quelques chan­ceux ont pu par­ti­ci­per à un es­cape game, un jeu d’énigmes à ré­soudre tout au long d’un par­cours. Et la société en charge de sa réa­li­sa­tion, S­Cape Game Saint­Étienne, avait fait les choses en grand.

Des cadavres dans une clai­rière

Une « Dame en noir » , morte il y a long­temps dans la nuit du 31 oc­tobre, déses­pé­ré­ment à la re­cherche de ses filles, pro­voque au châ­teau d’étran­ ges phé­no­mènes… Mu­ni d’une lampe torche, un groupe s’avance. Dans la clai­rière, des cadavres en­ve­lop­pés dans des lin­ceuls at­tendent le groupe.

Pour ou­vrir le coffre, il faut ré­flé­chir et se co­or­don­ner. Mais entre ceux qui as­surent « qu’il faut bien des nombres pour ou­vrir le ca­de­nas » et ceux qui ont froid et cherchent un mou­choir, pas fa­cile d’avan­cer. Il le faut pour­tant. Un moine fan­to­ma­tique guide le groupe, car der­rière, un autre a pris le dé­part. Ar­ri­vés à la tour, les par­ti­ci­pants ont dé­jà ré­veillé un monstre, fait sor­tir un mes­sage d’une bou­teille im­mer­gée, et sur­tout se sont fait sur­prendre par les co­mé­diens qui en­cadrent le par­cours. Im­pos­sible de s’éga­rer dans les bois en­vi­ron­nants et peu en­ga­geants à cette heure tar­dive, tout a été pen­sé pour que tout se dé­roule en une heure. En haut des es­ca­liers étroits, deux « pe­tites filles » en­san­glan­tées pro­posent de nou­veaux in­dices. « Mais elles font peur », en­ten­don ré­son­ner entre les lourdes pierres. Ef­fec­ti­ve­ment, on a beau sa­voir que tout est mis en scène, ce n’est fran­che­ment pas ras­su­rant. L’ es­ca­pe­ga me a d’ailleurs été ré­ser­vé aux plus de 16 ans. Mais l’ef­fet est ga­ran­ti et pour une pre­mière, elle est réus­sie. « Les places sont par­ties en un quart d’ heure à peine » se fé­li­citent les membres de l’as­so­cia­tion. « Nous sommes vic­times de notre suc­cès ! » Le pré­sident Ch­ris­tian Hom­bert est ra­vi, lui qui, en cape et en ha­bit d’époque, a ac­cueilli les joueurs d’un soir au pied du châ­teau. Les bé­né­voles de l’as­so­cia­tion, dé­gui­sés pour la cir­cons­tance, étaient dé­jà sa­tis­faits de la jour­née de la veille, du­rant la­quelle des di­zaines de fa­milles se sont pres­sées aux ani­ma­tions de l’après­mi­di (voir page 23). Les Amis de Ro­che­ba­ron l’ont pro­mis, des évé­ne­ments de cet aca­bit, il y en au­ra d’autres.

Au bout d’une heure à fris­son­ner, le groupe ré­soud en­fin la mys­té­rieuse lé­gende de la Dame en noir. À la sor­tie, des crêpes et du vin chaud les at­tendent. De quoi re­prendre ses es­prits après une soi­rée… gla­çante.

Dans la tour, une pe­tite mu­sique an­gois­sante s’élève… Il faut trou­ver la mé­lo­die pour ré­vé­ler l’in­dice.

Et sou­dain, dans une clai­rière, des cadavres… Qu’ont-ils à ra­con­ter ?

Une pe­tite fille lu­gubre et ses pou­pées s’amusent à ef­frayer les par­ti­ci­pants…

Co­or­di­na­tion et en­traide pour cette épreuve.

Dans la « Tour du bour­reau », un monstre at­tend...

Après les fris­sons, des crêpes pour se ré­chauf­fer...

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