Jus­qu’ici, tout va bien… ou presque

La Gazette de Thiers - - THIERS & CO - NA­THAN SPOR­TIEL­LO

Dans le cadre du mois sans ta­bac, un de nos jour­na­listes a dé­ci­dé d’ar­rê­ter de fu­mer. Et après une se­maine de se­vrage, le ré­sul­tat est, pour le mo­ment, po­si­tif.

◗ Une se­maine après l’ar­rêt du ta­bac, je ne pen­sais pas m’en sor­tir aus­si bien. Pour le mo­ment, le manque de ni­co­tine n’est pas vrai­ment un obs­tacle et au­cun sub­sti­tut (patch, gomme de ni­co­tine…) n’a été né­ces­saire. Qui l’eut cru ? Moi qui, il y a en­core huit jours, m’en­fi­lais un pa­quet quo­ti­dien­ne­ment…

Ins­crip­tion dans une salle de sport

Je pen­sais que ma pre­mière se­maine al­lait être un en­fer. Étran­ge­ment, elle a été plu­tôt agréable. Évi­dem­ment, tout n’a pas été rose. Une ad­dic­tion ne dis­pa­raît pas du jour au len­de­main et le cer­veau reste pro­gram­mé et ré­clame sa dose à cer­tains mo­ments de la jour­née. Mais cette en­vie ne dure que trois à cinq mi­nutes. Il suf­fit donc, d’y ré­sis­ter.

Au­jourd’hui, la ci­ga­rette n’est plus une ob­ses­sion. Je me sens même li­bé­ré d’un poids. Car tout fu­meur au­ra beau dire « fu­mer, ça me fait du bien, ça me per­met de re­lâ­cher la pres­sion », en réa­li­té, le fait d’être es­clave de la ci­ga­rette est une vé­ri­table source d’an­goisse. Ce n’est qu’au­jourd’hui, que je m’en rends compte.

Après une se­maine de se­vrage, je sens dé­jà les bé­né­fices de l’ar­rêt du ta­bac sur ma santé. Après trois jours sans fu­mer, j’étais dé­jà moins es­souf­flé. Dès le deuxième jour, je me suis ren­du dans une salle de sport pour m’ins­ crire. En­ga­gé pour une an­née en­tière, je n’ai plus le choix, je de­vrais faire du sport. Et ce­la fonc­tionne plu­tôt bien, même si la re­prise du sport m’a fait prendre conscience de mon (pi­teux) état phy­sique… Une ad­dic­tion peut en rem­pla­cer une autre à ce qu’il pa­raît.

Il y a pour­tant deux choses aux­quels je ne m’at­ten­dais pas : les ef­fets in­dé­si­rables. La deuxième nuit après l’ar­rêt du ta­bac, je n’ai qua­si­ment pas dor­mi. Puis, les jours sui­vants, des dou­leurs aux bronches sont ap­pa­rues : « Les pre­miers jours de l’ar­rêt sont sou­vent gâ­chés par des dif­fi­cul­tés tran­si­toires. Ce qui vous ar­rive res­semble à l’hy­per­ré­ac­ti­vi­té bron­chique, m’a ras­su­ré un pneu­mo­logue du site in­ter­net ta­bac­in­fo­ser­vice. Ce­la cor­res­pond à la sen­sa­tion d’ir­ri­ta­tion de vos bronches, oc­ca­sion­née par le pas­sage in­ces­sant de fu­mée du ta­bac pen­dant vos an­nées de ta­ba­gisme. »

En ce qui concerne le mau­vais som­meil « ce­la est dû au symp­tôme de manque de ni­co­tine. Ce­la s’apaise après quelques se­maines. »

Pour m’ai­der dans ma dé­marche, des per­sonnes m’ont conseillé de lire La mé­thode simple pour en fi­nir avec la ci­ga­rette, d’Al­len Carr. Et ce­la fonc­tionne plu­tôt bien. Ce bou­quin au­rait per­mis à des mil­lions de fu­meurs d’en fi­nir avec la clope, et dans mon en­tou­rage ce­la a por­té ses fruits.

Tou­jours est­il que, de­puis le 1er no­vembre, je n’ai grillé au­cune ci­ga­rette. Même en soi­rée (oui, c’est une fier­té). La ten­ta­tion a été là, certes, mais elle a été lar­ge­ment sur­mon­table. Le plus dur reste sû­re­ment à faire mais à ce qu’il pa­rait « c’est dans la tête ! »

Des ef­fets in­dé­si­rables sur­mon­tables

Si on s’ai­dait ? Si vous aus­si vous avez dé­ci­dé d’ar­rê­ter de fu­mer, n’hé­si­tez pas à par­ta­ger votre res­sen­ti sur notre page Fa­ce­book La Ga­zette de Thiers et d’Ambert.

Le livre de Al­len Carr La mé­thode simple pour en fi­nir avec la ci­ga­rette est un best-sel­ler et a ai­dé des mil­lions de fu­meurs à ar­rê­ter de fu­mer. Sa lec­ture me conforte dans l’idée d’ar­rê­ter de fu­mer.

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