Avec Orange, ils voient rouge !

La Gazette de Thiers - - THIERS & CO -

Des ha­bi­tants du vil­lage Les Aygues à Ar­con­sat se se­raient bien pas­sés de cette mésa­ven­ture avec Orange. Di­manche 17 dé­cembre, un po­teau té­lé­pho­nique s’est ef­fon­dré sur la chaus­sée. La ré­ac­ti­vi­té de l’opé­ra­teur, elle, laisse à dé­si­rer.

◗ Un po­teau té­lé­pho­nique au mi­lieu de la route. Des fils gi­sants sur le sol, en plein mi­lieu de la chaus­sée, dans un vi­rage du lieu­dit les Aygues, entre Cha­bre­loche et Ar­con­sat. Pire en­core : mal­gré les re­lances in­ces­santes de l’un des ha­bi­tants au­près d’Orange, pro­prié­taire de la ligne, le si­nistre semble to­ta­le­ment ou­blié. C’est l’his­toire qui est ar­ri­vée aux ha­bi­tants des Aygues.

Une ré­so­lu­tion pré­vue le 16 jan­vier

Di­manche 17 dé­cembre, le po­teau té­lé­pho­nique s’in­cline dan­ge­reu­se­ment (photo en haut à gauche). Ray­mond Jean­det, un ha­bi­tant de la com­mune pré­vient im­mé­dia­te­ment Orange : « J’ai re­çu un sms dans la fou­lée me di­sant que le si­nistre avait été pris en compte et que la ré­so­lu­tion était pré­vue pour le 16 jan­vier 2018 ! ».

Deux jours plus tard, mar­di 19 dé­cembre, le po­teau s’écroule en plein mi­lieu de la chaus­sée, dans le vi­rage, obli­geant les au­to­mo­bi­listes a le contour­ner, « sans par­ler des fils qui pen­daient dans tous les sens », pour­suit Ray­mond Jean­det.

Jeu­di 21 dé­cembre, un vé­hi­cule fi­nit par tout ar­ra­cher en rou­lant sur les câbles gi­sants sur le sol. À par­tir de ce jour­là, Ray­mond Jean­det et sa femme Fa­bienne n’ont plus de ligne té­lé­pho­nique, d’in­ter­net et de té­lé­vi­sion : « A la li­mite, ça, ce n’est pas grave. Mais ce qui est scan­da­leux, c’est de lais­ser tout ce chan­tier au mi­lieu de la route, dans un vi­rage ! Il y a un vé­ri­table pro­blème de sé­cu­ri­té, mais tout le monde s’en fiche », s’étonne Ray­mond.

Hors de ques­tion donc, d’at­tendre le 16 jan­vier pour la ré­so­lu­tion du pro­blème. Il prend son té­lé­phone (por­table), et ap­pelle de nou­veau Orange : « Et là, on me répond que s’il y a un dan­ger, il faut ap­pe­ler les pom­piers. Ça, c’était la meilleure ! »

Fi­na­le­ment, on lui an­nonce qu’un tech­ni­cien pas­se­ra pour dé­ga­ger la route et ré­ta­blir la ligne et qu’il fau­dra qu’il soit pré­sent. Dans le cas contraire, 55 € lui se­ront fac­tu­rés.

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