Un an dé­jà pour la co­com

Thiers Dore et Mon­tagne souffle sa pre­mière bou­gie, sans avoir dis­si­pé les craintes bud­gé­taires liées à la fu­sion des an­ciennes col­lec­ti­vi­tés.

La Gazette de Thiers - - LA UNE - PROPS RE­CUEILLIS PAR ALEXANDRE CHAZEAU

Contraintes bud­gé­taires, com­pé­tences à as­su­mer, di­ver­gences à ou­blier, la pre­mière an­née de Thiers Dore et Mon­tagne n’a pas été de tout re­pos. Son pré­sident, To­ny Ber­nard, re­vient sur l’an I de la nou­velle in­ter­co.

◗ Après un an d’exis­tence de TDM, et un an d’exis­tence à sa tête, quel sen­ti­ment pré­do­mine ?

Ce que je vou­drais sa­luer c’est l’in­tel­li­gence col­lec­tive, qui a per­mis de tra­vailler dans de très bonnes condi­tions hu­maines. Sur le plan ma­té­riel, on a hé­ri­té de si­tua­tions de quatre sites, donc c’était et c’est tou­jours com­pli­qué. Il y a d’abord l’in­tel­li­gence des agents qui ont su tra­vailler en­semble de bonne ma­nière, alors qu’ils sont is­sus de ter­ri­toires, d’his­toires et de pra­tiques dif­fé­rentes.

Et puis, il y a l’in­tel­li­gence des élus. On le sait, au­cun de nous n’avait vu et pré­vu la fu­sion en 2014 au mo­ment des mu­ni­ci­pales. Sans par­ler de ceux qui ne vou­laient pas de cette fu­sion. Alors tout le monde s’est dit : « Fai­sons ce qu’on a de mieux à faire pour le ter­ri­toire et ses ha­bi­tants Pour moi, ça s’est res­sen­ti dans la gou­ver­nance de tout ça, il y avait de la bonne vo­lon­té de la part de tout le monde.

Quelles ont été les choses les plus com­pli­quées à mettre en place ?

On n’avait au­cune ré­fé­rence fis­cale et bud­gé­taire, cha­cune des quatre co­com avait un his­to­rique, certes, mais le bud­get com­mun était sans ré­fé­rence. C’était com­plè­te­ment in­édit. Ça, c’était le plus in­tri­guant, le plus cu­rieux. L’an­née 2018 se­ra plus li­sible. Il a éga­le­ment été com­pli­qué de com­men­cer à construire un pro­jet de ter­ri­toire. Le lé­gis­la­teur nous a fait mettre la char­rue avant les boeufs.

Unis­sez­vous, et faites un pro­jet mais les consé­quences de la fu­sion nous ont oc­cu­pés.

Reste-t-il cer­taines craintes de la part des élus com­mu­nau­taires au­jourd’hui ?

Bien sûr, il reste des craintes, sur le contexte fi­nan­cier et fis­cal no­tam­ment, mais on a ap­pris à se connaître, et tout le monde fait confiance au col­lec­tif pour gé­rer ça de ma­nière rai­son­nable. Ce­pen­dant, le contexte na­tio­nal, d’abord, est fra­gile, et on ne me­sure pas en­core très bien quel se­ra l’ave­nir, dans la fi­nesse des évo­lu­tions. Je parle de la taxe d’ha­bi­ta­tion, des fonds de pé­réqua­tion, de la do­ta­tion glo­bale de fonc­tion­ne­ment… Et en­core, grâce à notre pacte fis­cal et fi­nan­cier, on va op­ti­mi­ser les choses. On est au­jourd’hui sur une ligne de crête et la voie n’est pas très large.

Quels vont être les ob­jec­tifs de la se­conde an­née de Thiers Dore et Mon­tagne ?

Il fau­dra réus­sir à se mettre en mou­ve­ment et en ac­cord sur l’équi­pe­ment ma­jeur, qui est la pis­cine in­ter­com­mu­nau­taire. Mais c’est bien par­ti. En­suite, il fau­dra fi­nir d’har­mo­ni­ser les com­pé­tences, voir les com­pé­tences que va vrai­ment conser­ver Thiers Dore et Mon­tagne. Par exemple, l’an­cienne com­mu­nau­té de com­mune du Pays de Cour­pière [CCPC, ndlr] gé­rait les écoles, ce que les autres co­com ne fai­saient pas. Au­jourd’hui, elles ne veulent tou­jours pas le fai­ re, car les com­munes sou­haitent gar­der ces com­pé­tences. Il fau­dra trou­ver une so­lu­tion ad­mi­nis­tra­tive sous forme de ser­vice com­mun ou syn­di­cat in­ter­com­mu­nal pour que l’an­cienne CCPC garde cette com­pé­tence. En­suite, il fau­dra fi­na­li­ser la ques­tion du siège, qui re­grou­pe­ra les ser­vices ad­mi­nis­tra­tifs sur un seul site à Thiers.

« On est sur une ligne de crête et la voie n’est pas très large »

Oli­vier Cham­bon, Ber­nard Vi­gnaud, Claude No­wot­ny, Mi­chel Go­nin et Ab­delh­ra­man Mef­tah, quatre an­ciennes in­ter­co unies au­tour d’une ville centre.

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