Le Li­vra­dois-Fo­rez uni contre l’am­broi­sie

La Gazette de Thiers - - LA UNE - SA­RAH DOUVIZY sa­rah.douvizy@cen­tre­france.com

La pré­sence de la plante exo­tique en­va­his­sante pose de plus en plus de dif­fi­cul­tés aux col­lec­ti­vi­tés mais aus­si aux par­ti­cu­liers. Très al­ler­gène, l’am­broi­sie est re­con­nue pro­blème de san­té pu­blique. Des or­ga­nismes comme la Fre­don Au­vergne donne les clés pour une des­truc­tion to­tale.

Le Li­vra­dois-Fo­rez est lar­ge­ment tou­ché par la pro­li­fé­ra­tion de la plante exo­tique en­va­his­sante qu’est l’am­broi­sie. Comme beau­coup d’autres ter­ri­toires en France. Un ré­seau de ré­fé­rents se met en place pour lut­ter.

◗ 67 % des com­munes du Puy­de­Dôme comptent un ré­fé­rent am­broi­sie. En clair, une vé­ri­table ar­mée an­ti­am­broi­sie est en train de se struc­tu­rer dans le dé­par­te­ment. Plus pré­ci­sé­ment, elle a dé­jà dé­bu­té ses ac­tions sur le ter­ri­toire de­puis plu­sieurs an­nées et trouve pe­tit à pe­tit son rythme de croi­sière.

Lorsque le su­jet de l’am­broi­sie est évo­qué il ne faut pas avoir peur des mots. Car cette plante exo­tique en­va­his­sante est re­con­nue comme pro­blème de san­té pu­blique dans toute la France. En Au­vergne, chaque dé­par­te­ment dis­pose d’un ar­rê­ té pré­fec­to­ral pres­cri­vant la des­truc­tion obli­ga­toire de l’am­broi­sie. « Les pro­prié­taires, ou les per­sonnes en charge de l’en­tre­tien d’un ter­rain pour le compte d’un pro­prié­taire, sont te­nus de pré­ve­nir la pousse des plants d’am­broi­sie et de dé­truire les plants dé­jà dé­ve­lop­pés, dé­taille Pas­cale Tar­rade, ex­perte am­broi­sie à la Fre­don Au­vergne, or­ga­nisme de ré­fé­rence sur le thème du vé­gé­tal dans son en­vi­ron­ne­ment. Tout contre­ve­nant est pas­sible d’une contra­ven­tion de troi­sième ca­té­go­rie en ap­pli­ca­tion du code de la san­té pu­blique. En cas de dé­faillance, le maire de la com­mune concer­née peut faire pro­cé­der à la des­truc­tion des plants aux frais des in­té­res­sés. »

La loi elle aus­si se mêle des af­faires de la plante in­va­sive. Et c’est le dé­par­te­ment du Puy­de­Dôme qui a été choi­si comme exemple. « Des ac­tions ont été ini­tiées dès 2012 ici », pré­cise Pas­cale Tar­rade. Si le dé­par­te­ment a été choi­si comme « mo­dèle » c’est pour sa « vi­sion trans­ver­sale » sur le su­jet. « Tout le monde est concer­né », in­siste l’ex­perte.

Un ré­seau de ré­fé­rents a été or­ga­ni­sé pour lut­ter ef­fi­ca­ce­ment contre l’in­va­sion de l’am­broi­sie. « Les ré­fé­rents dans les com­munes sont sou­vent deux, un élu et un agent tech­nique, pré­cise Pas­cale Tar­rade. Pour que la lutte contre le dé­ve­lop­pe­ment de cette plante soit ef­fi­cace, elle doit se faire dans le cadre d’ac­tions ter­ri­to­riales co­or­don­nées et ins­crites dans le temps. C’est pour­quoi le plan ré­gio­nal d’ac­tions éla­bo­ré par l’Agence ré­gio­nale de san­té (ARS) pré­voit, entre autres me­ sur­es, la mise en place d’un ré­seau. Les ré­fé­rents sont dé­si­gnés par chaque col­lec­ti­vi­té. Leur rôle est d’ob­ser­ver, de si­gna­ler, et d’ar­ra­cher. »

Une boîte à ou­tils de ré­fé­rents a été mise à dis­po­si­tion sur les sites de l’ARS et de la Fre­don Au­vergne. Des for­ma­tions sont ré­gu­liè­re­ment or­ga­ni­sées pour ap­prendre aux vo­lon­taires à re­pé­rer la plante et à agir en consé­quence lors­qu’elle est pré­sente sur leur ter­ri­toire.

Un ar­rê­té pré­fec­to­ral pres­cri­vant la des­truc­tion

(PHO­TO D’ILLUS­TRA­TION PIERRE COUBLE)

Au mois de juillet les ré­fé­rents du ter­ri­toire ont as­sis­té à une for­ma­tion avec l’ex­perte am­broi­sie de la Fre­don pas­cale Tar­rade.

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