Ges­tion et pré­ven­tion sont im­por­tantes

La Gazette de Thiers - - LE DOSSIER - S. D.

Mieux vaut pré­ve­nir que gué­rir. L’adage est va­lable éga­le­ment concer­nant l’am­broi­sie. L’ARS et la Fre­don Au­vergne pro­posent plu­sieurs so­lu­tions pour pré­ve­nir l’ap­pa­ri­tion de la plante.

◗ Fa­vo­ri­ser la ges­tion dif­fé­ren­ciée. Il est im­por­tant d’évi­ter de réa­li­ser une fauche trop pré­coce pour lais­ser la vé­gé­ta­tion exis­tante concur­ren­cer l’am­broi­sie. Il faut éga­le­ment évi­ter l’em­ploi de désher­bants, qui ont ten­dance à dé­nu­der le sol et fa­vo­risent la pousse des plants d’am­broi­sie.

Vé­gé­ta­li­ser par se­mis. La vé­gé­ta­li­sa­tion est pré­co­ni­sée dans les zones les plus in­fes­tées. Des mé­langes spé­ci­fiques per­mettent de vé­gé­ta­li­ser ra­pi­de­ment des zones en at­tente d’amé­na­ge­ment dé­fi­ni­tif (voies de com­mu­ni­ca­tion, zones pa­villon­naires, ter­rains en friche, chan­tiers de tra­vaux pu­blics).

Net­toyage et équi­pe­ment. Il est op­por­tun de net­toyer les ou­tils avant et après uti­li­sa­tions, afin d’évi­ter toute conta­mi­na­tion du ma­té­riel ou par le ma­té­riel. Les per­sonnes qui in­ter­viennent pour de l’ar­ra­chage doivent être équi­pées et pro­té­gées.

Mais mal­gré ces nom­breuses re­com­man­da­tions, les ac­teurs prin­ci­paux qui in­ter­viennent dans la lutte de l’am­broi­sie ne peuvent que consta­ter sa pro­li­fé­ra­tion, no­tam­ment, sur le ter­ri­toire, sur l’axe de la D 906 entre Cour­pière et Puy­Guillaume mais aus­si sur l’axe de la Dore.

Les so­lu­tions qui existent ne sont pas très nom­breuses et passent né­ces­sai­re­ment par la des­truc­tion to­tale de la plante.

Ar­ra­chage ma­nuel. C’est la mé­thode la plus ef­fi­cace pour ré­duire la quan­ti­té de pol­len et de graines. Elle est à pri­vi­lé­gier quand la quan­ti­té d’am­broi­sie est faible, ou lorsque les sec­teurs in­fes­tés sont peu ac­ces­sibles, mais avant pol­li­ni­sa­tion.

Ac­tion mé­ca­nique. Les per­sonnes concer­nées doivent pro­cé­der à une coupe haute (su­pé­rieure à 10 cm) entre juillet et dé­but août, puis une se­conde coupe entre fin août et fin sep­tembre. C’est une mé­thode à pri­vi­lé­gier lorsque la sur­face in­fes­tée est im­por­tante.

Une fois que l’am­broi­sie est ar­ra­chée, les plants peuvent être lais­sés sur place. Si­non il est pos­sible de les ap­por­ter en dé­chet­te­rie après les avoir préa­la­ble­ment mis dans un sac.

Quoi qu’il ar­rive, l’éli­mi­na­tion de l’am­broi­sie doit se faire avant pol­li­ni­sa­tion et avant gre­nai­son. Sur le ter­ri­toire plu­sieurs com­munes ont op­té pour la so­lu­tion de l’ar­ra­chage ma­nuel mas­sif et or­ga­nisent ré­gu­liè­re­ment des cam­pagnes avec les ha­bi­tants.

(PHO­TO : LA MON­TAGNE)

Pour ar­ra­cher ma­nuel­le­ment l’am­broi­sie il est im­por­tant de bien se pro­té­ger, no­tam­ment avec des gants, comme Pas­cale Tar­rade de la Fre­don.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.