Au­ré­lie et la cho­co­la­te­rie

La Gazette de Thiers - - THIERS & CO - L. M.

Au­ré­lie Brun a quit­té la pré­pa­ra­tion en phar­ma­cie, puis le se­cré­ta­riat mé­di­cal, pour la cho­co­la­te­rie et la pâ­tis­se­rie. Elle es­père ain­si pro­chai­ne­ment ou­vrir son propre la­bo­ra­toire de fa­bri­ca­tion du cô­té d’Arlanc.

◗ « C’est vrai­ment triste de conti­nuer à faire un mé­tier qui ne plaît pas, sur­tout au­jourd’hui. On a dé­sor­mais la pos­si­bi­li­té de chan­ger as­sez fa­ci­le­ment de voie », lance Au­ré­lie Brun. Et il faut dire que la jeune femme de 31 ans est plu­tôt bien pla­cée pour en par­ler puis­qu’elle a dé­jà choi­si de se re­con­ver­tir à deux re­prises.

Elle ra­conte : « À la base, j’ai fait des études dans le pa­ra­mé­di­cal. J’ai pas­sé mon bac et j’ai ob­te­nu un di­plôme de pré­pa­ra­trice en phar­ma­cie. J’ai donc fait ce mé­tier quelques an­nées. » Avant de se re­con­ver­tir, une pre­mière fois, dans le se­cré­ta­riat mé­di­cal. « J’ai­mais bien le contact avec les pa­tients. Mais face à l’im­po­li­tesse de cer­tains, j’ai dé­ci­dé d’ar­rê­ter. Je ne fai­sais pas ça pour me faire in­sul­ter ! »

Alors, Au­ré­lie Brun choi­si un vi­rage à 180 de­grés : la cho­co­la­te­rie. « C’est la gour­man­dise qui m’a en­traî­née dans ce mé­tier. Au dé­but, je vou­lais ap­prendre à réa­li­ser ce que j’ai­mais. » Et de car­reau de cho­co­lat en ma­ca­ron, cette pas­sion­née passe un CAP de cho­co­la­tier confi­seur puis un CAP pâ­tis­sier.

« La cho­co­la­te­rie, c’est ce qui me plaît vrai­ment. Mais je sou­haite mon­ter mon en­tre­prise et, pour la dé­ve­lop­per, la pâ­tis­se­rie est in­con­tour­nable. » Au­ré­lie Brun es­père donc ou­vrir pro­chai­ne­ment son la­bo­ra­toire de fa­bri­ca­tion du cô­té d’Arlanc. « Je ne sou­haite pas for­cé­ment avoir de sur­face de vente. Je tra­vaille­rai plus sur com­mande. Les gens pour­raient ve­nir cher­cher leur com­mande ou je pour­rais li­vrer, s’il s’agit d’une pièce mon­tée par exemple, ou l’en­voyer. »

Elle pour­suit : « L’idée se­rait vrai­ment de tra­vailler avec des pro­duits lo­caux sans faire for­cé­ment de la pâ­tis­se­rie haut de gamme comme on peut voir à la té­lé. Je veux que les gens, même avec un pe­tit bud­get, puissent avoir ac­cès à de bons pro­duits. »

« Je veux que les gens, même avec un pe­tit bud­get, puissent avoir ac­cès à de bons pro­duits »

« L’idée se­rait vrai­ment de tra­vailler avec des pro­duits lo­caux. »

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