Franck Doi­seau est de­ve­nu l’homme de fer

Après avoir bou­clé deux Iron­man, le tri­ath­lète thier­nois rêve de se lan­cer un nou­veau dé­fi, ce­lui de l’En­du­ro man.

La Gazette de Thiers - - LA UNE - ALEXANDRE CHAZEAU

À 26 ans, le Thier­nois Franck Doi­seau a dé­jà bou­clé deux Iron­man, et ne rêve que d’une chose, al­ler plus loin en­core en s’en­ga­geant sur l’En­du­ro Man. My­thique, et ef­frayant à la fois.

◗ Di­manche 2 sep­tembre, Franck Doi­seau se­ra au dé­part du triathlon du lac Cham­bon. 1,5 km de nage dans le lac, 40 km de vé­lo, et 10 km de course a pied. Une for­ma­li­té, un en­traî­ne­ment en somme, pour le sa­la­rié de Pas­sion Vé­lo à Thiers. « Ça ne reste pas très long, c’est his­toire de conti­nuer un peu de cou­rir », an­nonce­t­il. Et de se re­mettre tran­quille­ment de son Iron­man de Nice, ef­fec­tué il y a un mois et de­mi, et bou­clé en 15 h 25. L’un des plus beaux au monde pour son par­cours de vé­lo.

« Il y avait 3,8 km de nage dans la mer, 180 km de vé­lo avec 2.000 m de dé­ni­ve­lé dans l’ar­riè­re­pays ni­çois, et un ma­ra­thon (42 km) sur la pro­me­nade des An­glais », re­late le spor­tif qui s’im­pose a mi­ni­ma une séance de chaque sport toutes les se­maines, pour conser­ver une bonne dy­na­mique.

C’était son se­cond Iron­man, le pre­mier ayant été à Vichy, l’an der­nier. « Beau­coup de per­sonnes m’en parlent en­core, l’épreuve a un cô­té de res­pect, même si on n’est pas dans les meilleurs. Moi j’y suis pour fi­nir, pas pour faire un temps, ou pour jouer la com­pé­ti­tion. » Son pre­mier triathlon, Franck Doi­seau l’a fait à Saint­Ré­my­sur­Du­rolle, il y a quatre ans.

« Mon sport de base, c’est le VTT de des­cente. Je suis ve­nu au triathlon par connais­sance, et par chal­lenge per­son­nel. C’était his­toire d’amé­lio­rer mes sor­ties de VTT, de faire autre chose pour cor­ser la dif­fi­cul­té. » Avec son men­tal d’acier, et son phy­sique de fer, Franck se prend alors au jeu. Jus­qu’à Vichy, puis Nice. La ques­tion reste alors : quel plai­sir à s’in­fli­ger des séances aus­si raides ? « Faut être un peu fou, c’est vrai, as­sume le pas­sion­né de sport. Mais au moins, on sent vrai­ment que la jour­née est rem­plie, qu’on a fait une vraie séance de sport. C’est res­sen­tir jus­qu’ou le corps peut al­ler, avec le men­tal qui prend le des­sus quand on n’a plus les jambes. Sur les 200 der­niers mètres d’un Iron­man, on vole, on n’a même plus mal, c’est ma­ gique, cette sen­sa­tion d’avoir fi­ni le truc, de se dire qu’on l’a fait. »

Son pro­chain iron­man est en cours de ré­flexion. Il se­ra peut­être à l’étran­ger. « Quand on y goûte une fois, c’est im­pos­sible de s’ar­rê­ter. Mais mon ob­jec­tif est d’al­ler cher­cher plus long. Il y a de fortes chances que j’es­saie de faire l’En­du­ro man (voir en­ca­dré ci­des­sous). Après, j’ar­rête ma car­rière ! »

Un sou­tien fa­mi­lial et pro­fes­sion­nel sans faille

Ces per­for­mances ne se font pas sans cer­tains sa­cri­fices. « Oui, il faut une hy­giène de vie saine de fa­çon ré­gu­lière. Avant un Iron­man, j’ar­rête l’al­cool trois mois avant. J’ai éga­le­ment un ami qui est mon coach, pour sa­voir quoi faire au bon mo­ment, et quels en­chaî­ne­ments adap­ter, avance Franck. Mais le plus im­por­tant reste le sou­tien fa­mi­lial et pro­fes­sion­nel. Mon pa­tron, Jé­rôme Cro­com­bette, m’a beau­coup sou­te­nu et ai­dé dans ces aven­tures spor­tives. On ne peut pas al­ler à ces épreuves la tête ailleurs. »

« Il y a de fortes chances que j’es­saie de faire l’En­du­ro man »

« Sur les 200 der­niers mètres d’un Iron­man, on vole, on n’a plus mal »

Franck Doi­seau a vé­cu l’un de ses plus beaux mo­ments de sport dans l’ar­rière-pays ni­çois.

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