« Un com­bat d’ar­rière-garde »

La Gazette du Val d'Oise - - Le Parisis - D.C.

Il qua­li­fie l’ac­tion du co­mi­té Jean-Vi­lar de « com­bat d’ar­rière-garde ». Xa­vier Pé­ri­cat, pre­mier ad­joint (Lr) au maire d’Ar­gen­teuil, dé­fend ce pro­jet, qui doit « ren­for­cer l’at­trac­ti­vi­té de la Ville. La salle des fêtes ne per­met pas d’ac­cueillir des têtes d’af­fiche de pre­mier plan. La nou­velle salle se­ra plus grande, avec une pers­pec­tive sur la Seine. Concer­nant les ta­rifs aux as­so­cia­tions, ce­la fait dé­bat. Mais il n’y a pas de rai­son qu’ils changent. Les as­so­cia­tions au­ront tou­jours la Ville comme in­ter­lo­cu­teur. »

« Pas les moyens de ré­no­ver la salle des fêtes »

Concer­nant la pé­riode tran­si­toire, «on va leur pro­po­ser la so­lu­tion la mieux­di­sante. Quel in­té­rêt au­rions-nous à mé­con­ten­ter l’en­semble du tis­su as­so­cia­tif ? Le co­mi­té cherche à jouer sur les peurs, les in­quié­tudes». L’élu dé­nonce la position « émi­nem­ment po­li­tique » du co­mi­té.

Concer­nant la salle Jean-Vi­lar, ju­gée « ob­so­lète » et coû­teuse à re­mettre aux normes, le pre­mier ad­joint ex­plique que la mu­ni­ci­pa­li­té « n’a plus les moyens de la ré­no­ver. Il faut des par­te­na­riats pu­blic-pri­vé pour nous per­mettre d’avoir un équi­pe­ment digne de la 3e ville d’Île-de-France. On parle de la concur­rence avec le com­merce de centre-ville. Ce dé­bat avait dé­jà lieu avec Cô­té Seine en 1995. Au­jourd’hui, les gens font l’en­semble de leurs achats en de­hors d’Ar­gen­teuil. Il faut les at­ti­rer à nou­veau. Le même dé­bat a lieu aus­si entre les mul­ti­plexes et les pe­tits ci­né­mas. On peut com­prendre l’in­quié­tude. En fait, il y au­ra une com­plé­men­ta­ri­té. Il y au­ra tou­jours un pu­blic pour al­ler au Fi­guier blanc. Une ville de 110 000 ha­bi­tants ne peut pas se conten­ter de cinq salles. C’était dé­jà l’idée de Ro­ger Ou­vard il y a vingt ans. Au­jourd’hui, les gens vont en pé­ri­phé­rie, à Épinay, Villeneuve-la-Ga­renne. De­main à Mon­ti­gny. De­vrions-nous être les seuls à ne pas avoir de mul­ti­plexe ?»

Va­lo­ri­ser les es­paces der­rière le mar­ché

En­fin, concer­nant la des­truc­tion des arbres, Xa­vier Pé­ri­cat re­con­naît cette réa­li­té. « D’autres arbres se­ront re­plan­tés. S’il n’exis­tait pas à cô­té le parc des Berges, sans doute ce­la au­rait mo­di­fié le pro­jet. Il nous fau­dra dans l’ave­nir va­lo­ri­ser et rendre au pu­blic les es­paces verts der­rière le mar­ché Hé­loïse. On ap­pe­lait ça les pro­me­nades Ga­briel-Pé­ri.»

En­fin, concer­nant l’in­for­ma­tion sur le pro­jet, pour l’élu, « celle-ci a eu lieu, mais c’est aus­si un pro­jet pri­vé. Nous n’avons pas la maî­trise d’ou­vrage ».

L’es­quisse du pro­jet de mul­ti­plexe por­té par le groupe Étoile Ci­né­mas.

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