L’es­prit de com­pé­ti­tion de Ni­co­las Fol­liot

La Manche Libre (Saint-Lô) - - SAINT-LO -

concours de meilleur ou­vrier de France et 4eà la sé­lec­tion ré­gio­nale. Il tra­vaille comme em­ployé dans le Cal­va­dos, l’Orne, la Loire-At­lan­tique et l’Eure avant de ve­nir à Saint-Lô, pour se rap­pro­cher de Ma­rie, Léa et Pierre, ses en­fants, vi­vant avec leur ma­man, Céline. Il ouvre sa propre bou­che­rie rue du Neuf­bourg. Ni­co­las Fo­liot a vu une évo­lu­tion dans son mé­tier. “La consom­ma­tion de viande a chu­té. On est obli­gé de trans­for­mer cer­tains mor­ceaux, comme le plat de côte, les abats ne se vendent plus… Les gens mangent dif­fé­rem­ment. On vend de plus en plus de plats cui­si­nés.” Il re­grette la fuite du centre-ville mal­gré la gra­tui­té des par­kings. “On ne sait pas à quelle sauce on se­ra man­gé d’ici 15 ans,” s’in­quiète-t-il. Le bou­cher a dé­ve­lop­pé “Les conserves de Ni­co­las”, des ter­rines et plats cui­si­nés qu’il pro­pose dans son ma­ga­sin et dans d’autres points de vente.

Il par­ti­cipe de­puis trois ans aux cham­pion­nats de France à Lon­gny- au-Perche (Orne). Il gagne deux mé­dailles de bronze en 2015 et 2016. En 2017, il re­çoit un prix d’ex­cel­lence pour son bour­gui­gnon et sa blan­quette, un prix d’hon­neur pour sa langue sauce pi­quante, un 1er prix pour ses bou­chées au riz de veau et une mé­daille d’or pour sa ter­rine de la­pin. En no­vembre 2018, c’est le titre de cham­pion de France qu’il ira cher­cher. En tout, douze tro­phées et une cin­quan­taine de di­plômes ob­te­nus en huit ans ornent sa bou­tique. Et ce n’est pas fi­ni !

Ni­co­las Fo­liot dans sa bou­che­rie : sa ter­rine a fait de lui un cham­pion de France.

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