Notre brie est-il en dan­ger ?

La Marne (Meaux) - - La Une - G. A.

« Touche pas à nos fro­mages ! » La pé­ti­tion lan­cée par Jean-Fran­çois Co­pé au dé­but du mois d’oc­tobre a le mé­rite d’être claire. Le dé­pu­té-maire de Meaux dé­nonce ain­si les ac­cords né­go­ciés par l’Union eu­ro­péenne avec le Ca­na­da (CETA) et les EtatsU­nis (TAFTA) qui « me­nacent la pro­tec­tion des pro­duits agri­coles fran­çais la­bel­li­sés au ni­veau eu­ro­péen ».

Un brie de Me­lun de To­ron­to ?

Le CETA doit en­trer en vi­gueur le 18 oc­tobre pro­chain mais la grogne monte. En ef­fet, il ne re­tient que 174 ap­pel­la­tions sur en­vi­ron 1 400 ap­pel­la­tions d’ori­gines et in­di­ca­tion géo­gra­phique pro­té­gée en Eu­rope. En France, à peine 20 % des pro­duits la­bel­li­sés sont re­con­nus dans cet ac­cord. « Pas un seul de nos fro­mages ne doit être sa­cri­fié ! Ces la­bels pro­tègent nos pro­duits des imi­ta­tions et nos agri­cul­teurs de la concur­rence dé­loyale », es­time JeanF­ran­çois Co­pé.

Par­mi les fro­mages, cer­tains ont eu plus de chance que d’autres. Le brie de Meaux est pour l’ins­tant épar­gné. Mais pas ce­lui de Me­lun, ni le gruyère, le broc­ciu de Corse, le Saint-Mar­cel­lin, ou la tomme des Py­ré­nées. Jean-Fran­çois Co­pé s’in­digne sur son site In­ter­net : « Avec ces ac­cords, en l’état ac­tuel, ces pro­duits pour­ront être imi­tés sans scru­pule et sans li­mite

par nos par­te­naires com­mer­ciaux. Une sau­cisse de Mor­teau ca­na­dienne, un bleu des Causses amé­ri­cain… »

Le Ceta doit être ap­prou­vé par les Etats membres de l’Union eu­ro­péenne le 18 oc­tobre. Le dé­pu­té-maire es­time que le

gou­ver­ne­ment fran­çais a donc en­core le pou­voir de re­fu­ser

cette si­gna­ture. « Mais il n’en a pas du tout l’in­ten­tion. Au contraire, il y est très fa­vo­rable. »

Le brie de Meaux n’est pas me­na­cé par ces ac­cords d’échange in­ter­na­tio­naux. Ce­lui de Me­lun si.

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