Les quar­tiers Cle­men­ceau-Frot-Braille

Des quar­tiers de ré­si­dents, une clien­tèle fi­dèle Deux com­mer­çants de ces rues nous en parlent

La Marne (Meaux) - - Publireportage -

Des com­merces et des ré­si­dences

Le temps où l’ave­nue Cle­men­ceau s’ap­pe­lait che­min de Ve­lours, en rai­son des aulnes, osiers… pous­sant dans ses terres ma­ré­ca­geuses, est loin. L’ur­ba­ni­sa­tion de ce quar­tier a com­men­cé en 1958 avec la construc­tion de la ré­si­dence Beau­sé­jour sur le ter­rain qui ap­par­te­nait à l’an­cienne ab­baye Saint-Fa­ron. Les pa­villons et les autres im­meubles de l’ave­nue ont été construits dans les an­nées 60… Très ré­si­den­tiel, le quar­tier garde une trace du pas­sé avec son « che­min de Ve­lours ».

Le quar­tier Frot-Braille : com­merces, équi­pe­ments et ré­si­dences

L’ave­nue Frot tient son nom de Paul Frot, « pre­mier ter­ras­sier de France » : cet en­tre­pre­neur a été à la tête de grands chan­tiers de l’Entre-deux-guerres : le ca­nal du Nord, la digue de Saint-Ma­lo, entre autres… Les im­meubles HLM et l’école Pin­te­ville ont été construits à par­tir de 1959 sur son an­cienne pro­prié­té. Au cen­te­naire de sa mort, l’Unes­co a in­ci­té de nom­breuses villes à re­con­naître le gé­nie de Louis Braille. Na­tif de Coupvray, Louis Braille a in­ven­té l’al­pha­bet en points saillants qui est uti­li­sé dans le monde en­tier. Meaux lui a donc don­né une rue en 1952. Rue qui s’est or­ga­ni­sée au­tour du col­lège, des équi­pe­ments de sport et du centre mé­di­co-pé­da­go­gique.

Des clients fi­dèles

Jo­sette Blon­de­lot, ti­tu­laire de la phar­ma­cie du Parc Frot, est ar­ri­vée dans le quar­tier en 1989 en tant

que phar­ma­cienne sa­la­riée. « En 1980, il n’y avait pas l’école, pas la crèche, le n° 32 n’exis­tait pas… Il y avait des champs tout au­tour », se sou­vient-elle. De­puis, la po­pu­la­tion du quar­tier a beau­coup aug­men­té. « C’est un quar­tier calme et ré­si­den­tiel », ob­serve-t-elle. « La clien­tèle est fi­dèle ».

Le par­king est quelque fois com­pli­qué par des voya­geurs qui laissent leur au­to ave­nue Cle­men­ceau plu­tôt qu’au par­king de la gare. Jo­sette Blon­de­lot note que le quar­tier s’est dy­na­mi­sé, avec la bou­lan­ge­rie, un ta­bac, une piz­ze­ria…

Le sa­lon de coif­fure Drôles de têtes est lui aus­si bien im­plan­té

ave­nue Cle­men­ceau. « La clien­tèle est fi­dèle, en moyenne un peu âgée, mais de­puis quelques an­nées, il y a un fort re­nou­vel­le­ment. Nous voyons des per­sonnes de tous les âges dans notre sa­lon », in­dique la gé­rante So­raya Sa­li­bur.

Cô­té par­king, la gé­rante trouve qu’il est as­sez fa­cile de se ga­rer pour ses clients… Et il n’y a pas de parc­mètre. Elle ai­me­rait voir en­core le quar­tier se peu­pler avec de nou­veaux com­merces. Une au­to-école pour­rait y ou­vrir pro­chai­ne­ment. Un der­nier rêve ? Qu’une banque ins­talle un dis­tri­bu­teur de billets.

1. Sa­lon de coif­fure « Drôles de Têtes ». 2. Syl­via Mou­li­net « Drôles de Têtes ». 3. Phar­ma­cie du Parc Frot. 4. Mme Jo­sette Blon­de­lot et son ad­jointe - Phar­mar­cie du Parc Frot.

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