Une bou­lan­ge­rie ouvre au quar­tier de la

La Marne (Meaux) - - Dammartin-en-goële - P.V. « Au pe­tit plai­sir », 3, ave­nue Jean Jau­rès, 77230 Dam­mar­tin-en-Goële. Ou­vert tous les jours, du lun­di au sa­me­di de 6 h 30 à 20 h 30 et le di­manche de 7 h 30 à 14 h 30.

Elle a fi­ni par y ar­ri­ver. Sa­brine Saa­di, gé­rante de la bou­lan­ge­rie « Au pe­tit plai­sir » a réus­si son pa­ri : ou­vrir son com­merce dans le quar­tier de la Folle Em­prince. « Ça fait un an et de­mi que j’es­saye de m’ins­tal­ler. Il a fal­lu que les banques me suivent », ra­conte la gé­rante.

Dia­man­taire de for­ma­tion

Seul son ma­ri la re­liait au monde de la bou­lan­ge­rie. Dia­man­taire de for­ma­tion, c’est son conjoint qui l’a pous­sée à se re­con­ver­tir. « Il me voyait me tuer au tra­vail tous les jours. En dé­cembre 2015, il m’a pro­po­sé d’ou­vrir une bou­lan­ge­rie pour que je sois ma propre pa­tronne », ex­plique Sa­brine. Quelques mois plus tard, elle fait une rup­ture conven­tion­nelle avec son an­cien pa­tron et se lance dans l’aven­ture.

Dé­marches ad­mi­nis­tra­tives, ban­caires, le par­cours est se­mé d’embûches. Elle contacte la mai­rie pour sa­voir si un lo­cal est dis­po­nible. Elle fi­nit par ob­te­nir l’es­pace si­tué non loin de l’école du Pe­tit Prince. Sen­tant l’ou­ver­ture ap­pro­cher, elle « fait du porte à porte pen­dant trois mois » pour an­non­cer qu’elle va ou­vrir.

Seul com­merce du quar­tier

Ori­gi­naire de Dam­mar­tin-enGoële, elle a vou­lu s’ins­tal­ler dans le nou­veau quar­tier de la Folle Em­prince. « J’ai gran­di à cô­té. Quand j’étais en cours, c’était com­pli­qué de trou­ver où man­ger à mi­di », se sou­vient-elle. Les jeunes et les fa­milles de la zone pa­villon­naire au­ront main­te­nant un com­merce de proxi­mi­té pour ache­ter du pain et trou­ver de quoi dé­jeu­ner.

Une ou­ver­ture qui ré­jouit Thier­ry Che­va­lier, ad­joint à la vie lo­cale et au dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique : « Il n’y avait pas de com­merce dans le quar­tier. On lui a pro­po­sé de s’ins­tal­ler dans le seul lo­cal com­mer­cial de la Folle Em­prince. On a es­sayé de la sou­te­nir au maxi­mum. C’est un vrai pro­jet pour le quar­tier ».

La mai­rie vou­lait « un com­merce qui marche. On est très content d’avoir pu l’ai­der ». Sur les 815 lo­ge­ments en construc­tion, 450 sont dé­jà ter­mi­nés. Avec l’ou­ver­ture de cette bou­lan­ge­rie, le quar­tier se dote d’un coeur de vie.

L’école de Saint-Pa­thus est am­pu­tée de sa che­ville ou­vrière. L’Edu­ca­tion na­tio­nale n’a pas sou­hai­té re­nou­ve­ler le contrat de Lilly, em­ployée de­puis 2006 au sein de l’éta­blis­se­ment.

À 58 ans, elle se re­trou­ve­ra sans em­ploi au re­tour des va­cances de la Tous­saint. Cette sup­pres­sion de poste in­quiète le per­son­nel de l’éta­blis­se­ment qui craint une dé­gra­da­tion des condi­tions d’ac­cueil.

Ac­cueil des élèves per­tur­bé

Lilly était em­ployée au sein de l’éta­blis­se­ment pour as­su­rer l’ac­cueil té­lé­pho­nique et les en­fants ma­lades, l’en­semble du tra­vail de se­cré­ta­riat. Elle était éga­le­ment en charge de l’en­trée et la sor­tie de l’éta­blis­se­ment. « Son poste re­pré­sente 864 heures an­nuelles », af­firment les en­sei­gnants dans un com­mu­ni­qué.

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