Pour une sexua­li­té épa­nouie

La Montagne (Brive) - - Santé -

Spé­cia­li­té trop sou­vent ou­bliée, voire ta­bou, la san­té sexuelle fait pour­tant par­tie in­té­grante de la san­té glo­bale. Elle doit trou­ver toute sa place, no­tam­ment au­près des hommes souf­frant de dys­fonc­tion érec­tile.

Pour le Dr. Béa­trice Cu­zin, uro­logue et sexo­logue à Lyon, « la san­té sexuelle re­pose pour cer­tains sur des consi­dé­ra­tions fa­cul­ta­tives de la vie. Or, elle per­met l’as­sise de la famille, du couple et offre une sta­bi­li­té à chaque in­di­vi­du ».

Chez les hommes, la dys­fonc­tion érec­tile fi­gure au pre­mier rang des pro­blèmes sexuels. « Pour cer­taines ma­la­dies chro­niques, nous avons la né­ces­si­té de pro­po­ser aux pa­tients des prises en charge adap­tées, psy­cho­com­por­te­men­tales et thé­ra­peu­tiques, pré­cise la spé­cia­liste. Notre de­voir consiste à les in­for­mer sur l’en­semble des pos­si­bi­li­tés, sans ta­bou ».

Trai­te­ments lo­caux

En la ma­tière, les mé­de­cins dis­posent de nom­breuses op­tions pour trai­ter une dys­fonc­tion érec­tile. Des pro­grès ont vu le jour. « Nous avons de­puis quelques mois un mé­di­ca­ment sup­plé­men­ taire – Vi­ta­ros® – qui agit par voie lo­cale », ex­plique le Dr Ca­rol Bur­té, an­dro­logue et sexo­logue à Dra­gui­gnan. « Il s’agit d’un pro­duit en crème dont on dé­pose une goutte dans le ca­nal uri­naire, afin qu’il se dif­fuse dans les corps ca­ver­neux pour pro­vo­quer une érec­tion après une sti­mu­la­tion sexuelle lo­cale. »

« Cette der­nière est ab­so­lu­ment obli­ga­toire, in­siste le Dr Bur­té. Ce trai­te­ment est par­ti­cu­liè­re­ment in­di­qué chez les pa­tients pour les­quels la prise de trai­te­ment par voie orale est contre­in­di­quée. No­tam­ment par­mi ceux souf­frant de ma­la­dies car­dio­vas­cu­laires. »

Ac­com­pa­gne­ment

Le ma­nie­ment de ce pro­duit né­ces­site d’être clai­re­ment ex­pli­qué par les mé­de­cins. « Nous de­vons bien mon­trer aux pa­tients comment l’uti­li­ser et leur in­di­quer que ce­la ne fonc­tionne pas for­cé­ment les pre­mières fois car l’ef­fet peut être pro­gres­sif. Il ne faut pas hé­si­ter à ré­es­sayer, même si, dans la ma­jo­ri­té des cas, le prin­cipe ac­tif donne de bons ré­sul­tats après un à deux es­sais ». Pour le Dr Ca­rol Bur­té, ce trai­te­ment s’avère ef­fi­cace dans le cadre d’une prise en charge glo­bale. De ma­nière gé­né­rale, il est cru­cial d’abor­der le su­jet de la dys­fonc­tion érec­tile et de tout autre trouble en lien avec la sexua­li­té lors d’une consul­ta­tion mé­di­cale. C’est une étape es­sen­tielle vers l’amé­lio­ra­tion. De nom­breux mé­de­cins an­dro­logues, sexo­logues et gé­né­ra­listes sont for­més et peuvent ai­der les pa­tients. ■

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DIAG­NOS­TIC. Abor­der ses troubles au cours d’une consul­ta­tion mé­di­cale, une voie né­ces­saire vers l’amé­lio­ra­tion.

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