La crue se dé­place vers Pa­ris

À une se­maine de l’eu­ro, les inon­da­tions per­turbent les trans­ports

La Montagne (Brive) - - Jeux -

Après plu­sieurs jours de pluies ex­cep­tion­nelles pour la sai­son, les inon­da­tions tou­chaient hier par­ti­cu­liè­re­ment l’île-de-france. La crue se dé­place vers Pa­ris, dé­sor­mais pla­cée en vi­gi­lance orange.

Les inon­da­tions, conju­guées aux mou­ve­ments so­ciaux, per­turbent les trans­ports et la cir­cu­la­tion, à pra­ti­que­ment une se­maine de l’eu­ro de foot­ball or­ga­ni­sé en France (10 juin­10 juillet). La Seine a dé­jà inon­dé cer­taines berges de la ca­pi­tale, im­pra­ti­cables par les au­to­mo­bi­listes.

L’eau de la Seine grimpe le long des jambes du zouave du pont de l’al­ma, cé­lèbre re­père des Pa­ri­siens. Il avait eu de l’eau jus­qu’aux épaules lors de la grande crue de 1910. « Hier, l’eau ar­ri­vait seule­ment aux che­villes », constate un Pa­ri­sien en pho­to­gra­phiant le zouave im­mer­gé jus­qu’aux ge­noux.

Le Louvre fer­mé

Le ni­veau de la Seine était à 5,17 m à 16 heures (contre 8,62 m en 1910 et 6,15 en 1982). Il de­vrait at­teindre un « pic » au­jourd’hui, entre 5,30 et 5,90 m. Les au­to­ri­tés n’ex­cluent pas « des dé­bor­de­ments ponc­tuels ». La crue de la Seine a dé­jà conduit à fer­mer une par­tie pa­ri­sienne de la ligne C du RER, au bord du fleuve.

Le mu­sée d’or­say et le Louvre se pré­parent à dé­pla­cer les oeuvres conser­vées dans les ré­serves vers les salles su­pé­rieures : le pre­mier a an­nu­lé sa noc­turne hier tan­dis que le se­cond se­ra fer­mé au­jourd’hui.

Hier soir, la Seine­et­marne était le seul dé­par­te­ment en vi­gi­lance rouge, selon Météo France, tan­dis que douze sont en vi­gi­lance orange (Cher, Indre, Indre­et­loire, Loir­et­cher, Loi­ret, Es­sonne, Yve­lines, Vald’oise, ain­si que Pa­ris et sa pe­tite cou­ronne). Face aux im­por­tants dé­gâts ma­té­riels consta­tés en amont de Pa­ris, « l’état de ca­tas­trophe na­tu­relle se­ra re­con­nu » dès mer­cre­di, a pro­mis François Hollande.

Ma­nuel Valls s’est ren­du dans la ma­ti­née à Ne­mours, l’une des villes les plus tou­chées. Il a vi­si­té un gym­nase où 250 ha­bi­tants ont pas­sé la nuit. « On ne sait pas com­bien de temps on va res­ter ici. On nous a dit qu’on pour­rait par­tir au plus tôt sa­me­di », s’est in­quié­té Vincent Bou­las­sy, un ha­bi­tant de la ville.

Ca­mions blo­qués

Dans cette com­mune de Seine­et­marne de 13.000 ha­bi­tants, le Loing a dé­pas­sé les ni­veaux at­teints lors de la crue his­to­rique de 1910 (4,25 m) mais a len­te­ment en­ta­mé sa dé­crue hier.

Sur l’au­to­route A10, sous 1,30m d’eau par en­droits, une cen­taine de ca­mions et 200 voi­tures sans oc­cu­pants, blo­qués entre deux sec­teurs inon­dés, doivent être éva­cués, selon Vin­ci. L’A10 de­vrait res­ter cou­pée dans le sec­teur d’or­léans au moins jus­qu’à lun­di. ■

Noyade. Un ca­va­lier de 74 ans est mort, hier, après avoir chu­té avec son che­val dans l’yerre, une ri­vière de Seine-et-marne. Le che­val a re­ga­gné la berge mais l’homme a dis­pa­ru.

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