« Smug­gler nous en­traîne dans sa chute »

France Confec­tion veut ré­ta­blir « la vé­ri­té » sur les dif­fi­cul­tés fi­nan­cières évo­quées ces der­niers temps

La Montagne (Brive) - - Limousin Région - Anne-so­phie Pé­de­gert

La di­rec­tion et le per­son­nel de France Confec­tion et France Pan­ta­lons à Li­moges ne veulent pas être as­so­ciés à la mau­vaise ges­tion de Smug­gler qu’ils dé­noncent.

C’est un courrier da­té du 24 mai in­ti­tu­lé « Smug­gler : la ville ac­corde un éta­le­ment des loyers » qui a pous­sé les di­ri­geants et les re­pré­sen­tants du per­son­nel des en­tre­prises France Confec­tion et France Pan­ta­lons, à ré­agir. Dans ce do­cu­ment, la ville ex­plique qu’elle va ac­cor­der un éta­le­ment de paie­ments pour six mois de loyers im­payés (20.500 eu­ros) aux so­cié­tés France Confec­tion et France Pan­ta­lons.

Or, ces deux so­cié­tés se portent bien, d’après Serge et Eli­sa­beth Bon­ne­font qui les di­rigent. « Il y a confu­sion ex­pliquent­ils entre la so­cié­té Or­phée Long­champ, qui ex­ploite et gère les douze en­seignes Smug­gler, sous la res­pon­sa­bi­li­té de Gilles At­taf et France Confec­tion et Pan­ta­lons qui fa­briquent à 50 % pour l’en­seigne Smug­gler ­ qui est aus­si leur client ­ et à 50 % pour d’autres don­neurs d’ordre, sous notre res­pon­sa­bi­li­té. Si Or­phée Long­champ connaît des pro­blèmes de tré­so­re­rie ré­cur­rents, sa soeur, France Confec­tion n’a de­puis vingt ans au­cune dette, ni so­ciale, ni four­nis­seur. A ce jour, Or­phée Long­champ doit à France Confec­tion au titre de sa fac­tu­ra­tion plu­sieurs mois de tré­so­re­rie. La si­tua­tion est ex­trê­me­ment pré­oc­cu­pante. »

Gilles At­taf évoque de son cô­té des pro­blèmes conjonc­tu­rels et mé­téo­ro­lo­giques pour ex­pli­quer ses pro­blèmes de tré­so­re­rie (lire ci­des­sous ). « La conjoncture ? La météo ? Elles ont bon dos ! s’étrangle Serge Bon­ne­font.

« Nous n’y sommes pour rien ! »

Fran­çoise Mo­reau (CFECGC) et Co­rinne Be­lair (CGT) ac­cablent elles aus­si Gilles At­taf et sa « ges­tion pi­toyable ». « Jus­qu’en 2013, tout al­lait bien, ex­plique Fran­çoise Mo­reau. Fin 2014, à la clô­ture de l’exer­cice, nous nous som­ mes aper­çus qu’il y avait de grosses pertes. De­puis la si­tua­tion ne s’ar­range pas. Pire, elles s’ag­gravent. De­puis deux ans, nous su­bis­sons cette si­tua­tion. Nous avons donc fait ap­pel à maître Gla­del, ad­mi­nis­tra­teur ju­di­ciaire, pour veiller sur nous. L’ob­jec­tif est de ne pas plon­ger avec Or­phée Long­champ à cause de sa mau­vaise ges­tion. »

Co­rinne Be­lair confirme : « Il y a ici, à Li­moges, 110 per­sonnes qui tra­vaillent cor­rec­te­ment et qui n’ont rien à voir avec la mau­vaise ges­tion pa­ri­sienne. Nous ne sommes pas des ra­bat­joie mais l’ate­lier de Li­moges a lar­ge­ment contri­bué à la no­to­rié­té de Smug­gler et le per­son­nel ne mé­rite pas d’être mê­lé à la mau­vaise ges­tion de M. At­taf. » ■

PHO­TO D’AR­CHIVES : PAS­CAL LACHENAUD

A LI­MOGES. Les 110 per­sonnes qui tra­vaillent à France Confec­tion et France Pan­ta­lons n’ap­pré­cient pas d’être as­so­ciés aux dif­fi­cul­tés fi­nan­cières de Smug­gler.

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