Un Stade Au­rilla­cois mé­con­nais­sable

Loin de leur meilleur ni­veau, les Au­rilla­cois se sont in­cli­nés contre Bayonne à Tou­louse (21­16)

La Montagne (Brive) - - Sports Limousin - Nour­re­dine Regaieg @Nour­re­gaieg

Loin de leur meilleur ni­veau en pre­mière pé­riode, les Au­rilla­cois ont dû cra­va­cher pour re­ve­nir. Mais mal­gré leurs ef­forts en se­conde pé­riode, leur mal­adresse ne leur a pas per­mis d’ar­ra­cher leur billet pour le Top 14.

Au terme d’une saison pleine de sueur et de sa­cri­fices, les hommes de Je­re­my Da­vid­son et Thier­ry Peu­chles­trade s’étaient of­fert une chance d’al­ler faire un tour à l’éche­lon su­pé­rieur et ain­si de se me­su­rer à ce qui se fait de mieux dans le rug­by fran­çais.

Bus­tos Moya­no a pu­ni l’in­dis­ci­pline du Stade

Mais pour ce­la, ils de­vaient d’abord se dé­faire d’un Avi­ron Bayon­nais qui n’avait pas fran­che­ment le droit à l’er­reur et qui, avec son ef­fec­tif che­vron­né, a l’ha­bi­tude de ce genre de match cou­pe­ret. Mal­heu­reu­se­ment, les Au­rilla­cois n’ont pas réus­si à fran­chir la der­nière marche d’un es­ca­lier qui les au­rait me­nés au pa­ra­dis. Pour­tant, cette fa­meuse der­nière marche n’était pas trop éle­vée pour eux. Pas du tout même. En ef­fet, cet Avi­ron Bayon­nais­là n’avait rien d’in­ac­ces­sible. Du haut de ses plus de onze mil­lions d’eu­ros de bud­get, les Basques n’ont pas im­pres­sion­né. Au fi­nal, le seul à avoir dé­mon­tré qu’il n’avait rien à faire en Pro D2, c’est Bus­tos Moya­no avec une in­croyable ré­gu­la­ri­té et une pré­ci­ sion chi­rur­gi­cale au pied (7/8).

Mais si l’ar­rière ar­gen­tin a eu au­tant d’oc­ca­sions de briller, ce n’est pas uni­que­ment dû à son ta­lent et à sa grâce na­tu­relle. Si ce­lui qui a ef­fec­tué un al­ler­re­tour ex­press entre Bayonne et Tou­louse quit­tant sa femme en train d’ac­cou­cher pour dis­pu­ter la fi­nale, a brillé sa­me­di, c’est avant tout lié à la trop grande in­dis­ci­pline au­rilla­coise no­tam­ment en pre­mière pé­riode.

Avec six pé­na­li­tés réus­sies lors des qua­rante pre­mières mi­nutes, Bus­tos Moya­no a mis le Stade Au­rilla­cois en bien mau­vaise pos­ture.

Une mal­adresse chronique

Vi­si­ble­ment cris­pés et rat­tra­pés par l’en­jeu du­rant le pre­mier acte, Maxime Pe­tit­jean et ses hommes ont com­pro­mis toutes leurs chances lors du pre­mier quart d’heure.

Avec neuf points d’avance et à l’abri d’un es­sai trans­for­mé après à peine douze mi­nutes de jeu, les Basques ont pu se per­mettre de gé­rer la suite.

À douze lon­gueurs au ta­bleau d’af­fi­chage au mo­ment de re­ve­nir sur la pe­louse après la pause, les Au­rilla­cois n’avaient plus le choix et ont en­suite je­té toutes leurs forces dans la bataille.

Une tac­tique qui au­rait pu s’avé­rer payante si le trois contre un en bout de ligne du tout dé­but de la se­conde pé­riode (alors que Bayonne était à 14) avait été mieux gé­ré. Une car­touche gâ­chée par­mi tant d’autres.

En ef­fet, la se­conde pé­riode au­ra été un flo­ri­lège d’oc­ca­sions man­quées par le Stade Au­rilla­cois. D’en­avants au pire des mo­ments en lan­cers en touche com­plè­te­ment lou­pés, les Can­ta­liens ont lais­sé pas­ser leur plus belle chance d’al­ler goû­ter au Top 14.

Trop d’im­pré­ci­sions pour es­pé­rer re­ve­nir sur Bayonne mal­gré deux su­pé­rio­ri­tés nu­mé­riques et un es­sai tar­dif de Mc­phee ve­nu conclure une bien belle saison qui au­rait fran­che­ment mé­ri­té une tout autre fin. Mais ils l’ont pro­mis, ce n’est que par­tie re­mise… ■

PHO­TOS CH­RIS­TIAN STAVEL

G­CHIS. Les Au­rilla­cois au­ront lais­sé pas­ser trop de belles oc­ca­sions pour s’im­po­ser contre Bayonne en fi­nale.

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