No­vak Djo­ko­vic : « Tout est pos­sible dans la vie »

La Montagne (Brive) - - Sports L'actu Nationale -

« Tout est pos­sible dans la vie, y com­pris rem­por­ter les quatre tour­nois du Grand Che­lem en une an­née », a af­fir­mé No­vak Djo­ko­vic, vain­queur pour la pre­mière fois de Ro­land-gar­ros di­manche.

■ Vous êtes-vous sen­ti por­té par le pu­blic du­rant cette fi­nale ? Tout était dif­fé­rent cette an­née. Les rap­ports avec les spec­ta­teurs, les gens de l’or­ga­ni­sa­tion, les ra­mas­seurs de balle… J’ai res­sen­ti que ce n’était pas pa­reil. Chaque an­née, j’es­pé­rais que ce se­rait la bonne. Mais cette fois­ci, tous ces sou­tiens, cette com­mu­nion avec le pu­blic m’ont ai­dé à ga­gner en­fin Ro­land­gar­ros.

■ Qu’avez-vous res­sen­ti ? J’ai bien com­men­cé en brea­kant An­dy. En­suite, j’ai per­du quatre jeux d’af­fi­lée parce que j’étais ten­du. Une fois le pre­mier set pas­sé, j’ai éle­vé mon ni­veau de jeu en met­tant la pres­sion sur son ser­vice. Au­jourd’hui, j’étais dé­ter­mi­né à tout don­ner. Quand j’ai per­du mon jeu de ser­vice à 5­2 dans le qua­trième set, là j’ai res­sen­ti en­core de la ten­sion. J’étais sub­mer­gé par des émo­ tions po­si­tives. C’est un peu comme si mon es­prit avait quit­té mon corps. Il fal­lait pas­ser outre pour ga­gner. J’ai es­sayé de me concen­trer sur les points et j’es­pé­rais qu’an­dy fe­rait des er­reurs. C’est ce qu’il s’est pas­sé. C’étaient des mo­ments cris­pants mais qui font par­tie des plus beaux de ma car­rière.

■ Vous avez chi­pé l’idée de Gus­ta­vo Kuer­ten en des­si­nant un coeur sur le court cen­tral… Avec Gu­ga, on a pas­sé des mo­ments sym­pas en par­ti­ci­pant en­semble à des spots pu­bli­ci­taires. C’est là qu’il m’a don­né la per­mis­sion de le faire.

■ Ce­la vous fait quoi de réa­li­ser le Grand Che­lem sur deux sai­sons, chose que ni Fe­de­rer ni Na­dal n’ont réus­si ? Il sont tou­jours en ac­ti­vi­té. Donc j’ai en­vie de dire qu’ils ont en­core une chance. Ils n’ont d’ailleurs pas été loin de le faire du­rant leur car­rière. Ce sont de grands champions et j’ai beau­coup de res­pect pour eux. Ils m’ont ai­dé à de­ve­nir un joueur meilleur. An­dy aus­si. Notre ri­va­li­té est im­por­tante. Au dé­but, je n’étais pas content de faire par­tie de cette gé­né­ra­tion. Mais j’ai pris conscience du fait qu’il fal­lait être plus fort. À par­tir de ce mo­ment­là, ce­la a été pos­sible. Fi­na­le­ment, je suis content d’en faire par­tie.

■ Votre joie était très sobre sur la balle de match. Pour­quoi ? J’avais l’im­pres­sion que mon corps était en pi­lo­tage au­to­ma­tique. On avait joué trois heures, la saison est longue et nous étions tous deux épui­sés. J’avais dé­jà res­sen­ti ce­la lors de l’open d’aus­tra­lie en 2012 quand nous avions joué près de six heures avec Ra­fa. Mais j’ai quand même réa­li­sé l’im­por­tance du mo­ment.

■ Le Grand Che­lem sur une saison, vous vous en sen­tez ca­pable ? Tout est pos­sible dans la vie. Mais je n’y pense pas pour le mo­ment. Je veux sur­tout sa­vou­rer cette vic­toire. ■

FA­TIGUE. Épui­sé, le Serbe a cé­lé­bré sim­ple­ment sa vic­toire.

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