Des rangs de plus en plus maigres

La Montagne (Brive) - - Six Jours Chez Vous - Ma­lik Ke­bour

Com­bres­sol et Da­vi­gnac res­pirent. Sa­lué pour la qua­li­té de son en­sei­gne­ment, le re­grou­pe­ment pé­da­go­gique vient d’échap­per à une concen­tra­tion à Maus­sac. Pour­tant, l’in­quié­tude de­meure.

Trente ans après sa créa­tion, le re­grou­pe­ment pé­da­go­gique Maus­sac­com­bres­sol­da­vi­gnac, trois com­munes de l’an­cien can­ton de Mey­mac, connaît des re­mous.

Un pro­jet avor­té. Pour faire face à la dé­mo­gra­phie in­quié­tante de la haute Cor­rèze et par ri­co­chet, à la baisse des ef­fec­tifs des écoles, une conven­tion ru­ra­li­té a été sou­mise aux trois mu­ni­ci­pa­li­tés il y a quelques se­maines. Elle pré­voit la pos­si­bi­li­té d’un pas­sage à un RPI concen­tré à Maus­sac et donc, par consé­quent, la fer­me­ture des écoles da­vi­gna­coise et com­bres­so­loise. Une éven­tua­li­té qui a contri­bué, entre autre, à la dé­mis­sion du maire de Com­bres­sol Lau­rence Lan­don et conduit ce­lui de Da­vi­gnac à re­pous­ser la conven­tion. L’école de Maus­sac est celle qui compte le plus de classes au sein du RPI. Il y en a deux contre une seule dans les com­munes de Com­bres­sol et Da­vi­gnac.

Les rai­sons de la concen­tra­tion. S’il y a un point sur le­quel tous sont d’ac­cord, c’est ce­lui de la di­mi­nu­tion du nombre d’élèves au fil des ans. Cette an­née, ils étaient 75, à la ren­trée pro­chaine, le RPI de­vrait en comp­ter 62 et, à l’ho­ri­zon 2017­2018, 61. Mais, dans le même temps, dix­

sept en­fants dont les pa­rents ré­sident dans l’une des trois com­munes sont sco­la­ri­sés à Mey­mac.

Des ré­ti­cences. Les pe­tites classes du RPI sont une chance et un atout pour la réus­site des élèves, vante Sté­phane Sch­walbe, enei­gnant à Da­vi­gnac : « On connaît par­fai­te­ment les

en­fants, les condi­tions sont idéales, on a plus de sou­plesse par rap­port à la ville ». Pour Gwe­naëlle Lar­geau, re­pré­sen­tante des pa­rents d’élèves dont les en­fants sont à Maus­sac et Da­vi­gnac, « on veut cas­ser quelque chose qui fonc­tionne, les en­fants sont dans un confort, ils

sont pré­ser­vés. »

Les consé­quences. La conven­tion ru­ra­li­té n’au­rait pas em­pê­ché la pro­bable fer­me­ture d’une classe entre 2017 et 2020, mais elle au­rait per­mis le main­tien du qua­trième en­sei­gnant pen­dant trois ans. En gar­dant les trois sites, les com­munes s’ex­posent

tou­jours à la dis­pa­ri­tion d’une classe à par­tir de 2017 mais il se­ra beau­coup plus com­pli­qué pour l’édu­ca­tion na­tio­nale de fer­mer les portes d’une des trois écoles. À con­di­tion que le RPI existe tou­jours… La com­mune de Maus­sac, qui di­gère mal le re­fus de Da­vi­gnac de si­gner la conven­tion, pour­rait en­vi­sa­ger la créa­tion d’un nou­veau RPI avec Com­bres­sol seule­ment. ■

C’est la date de l’inau­gu­ra­tion de la can­tine sco­laire et de l’école nu­mé­rique ru­rale de Da­vi­gnac par Fran­çois Hol­lande alors pré­sident du Conseil gé­né­ral. L’opé­ra­tion glo­bale avait coû­té 250.000 €, fi­nan­cés en par­tie par le Dé­par­te­ment. Six ans plus tard, l’école est me­na­cée de fer­me­ture.

PHO­TO AGNÈS GAU­DIN

RE­GROU­PE­MENT.

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