Rou­ma­nie, Al­ba­nie et Suisse en en­trée

Coup de pro­jec­teur sur les trois ri­vaux de l’équipe de France au pre­mier tour

La Montagne (Brive) - - Euro 2016 - Be­noît Jac­que­lin be­noit.jac­que­lin@cen­tre­france.com

Tête d’af­fiche d’un groupe A abor­dable, l’équipe de France cher­che­ra à s’as­su­rer la pre­mière place pour se mé­na­ger un dé­but de ta­bleau fi­nal fa­vo­rable.

Avec 16 équipes sur 24 ac­cé­dant à la phase à éli­mi­na­tion di­recte, les chances d’un faux­pas des Bleus au pre­mier tour sont minces, d’au­tant que l’élar­gis­se­ment de la « zone Eu­ro » a di­lué l’ad­ver­si­té sur six groupes.

Reste que ce­la donne au­tant de rai­sons à la Rou­ma­nie, à l’al­ba­nie et à la Suisse de s’ac­cro­cher au moindre point dans l’es­poir de dé­cro­cher leur qua­li­fi­ca­tion.

Re­tour rou­main

C’est d’abord la Rou­ma­nie qui se pré­sen­te­ra au Stade de France, en ou­ver­ture. Ab­sents des Mon­diaux 2010 et 2014, ain­si que de l’eu­ro 2012, les Tri­co­lo­rii manquent d’ex­pé­rience au haut ni­veau eu­ro­péen.

Le gar­dien Ci­prian Ta­ta­ru­sa­nu (Fio­ren­ti­na), le la­té­ral Raz­van Rat (ex­ Cha­kh­tior Do­netsk) et le dé­fen­seur Vlad Chi­riches (Naples) se sou­vien­dront tou­te­fois d’avoir ac­cro­ché les Bleus (0­0), lors de leur der­nière confron­ta­tion, en 2011. Le même score nul et vierge qui avait frus­tré les Fran­çais, dé­jà en phase de poules de l’eu­ro, en 2008. Lé­gende du Steaua Bu­ca­rest, sé­lec­tion­neur de l’équipe quart­de­fi­na­liste du Mon­dial 1994, an­cien sé­na­teur, An­ghel Ior­da­nes­cu ten­te­ra, à 66 ans et pour son troi­sième man­dat, de faire à nou­veau briller la Rou­ma­nie.

Bi­zuth al­ba­nais

Le 15 juin, au Vé­lo­drome de Mar­seille, c’est l’al­ba­nie de l’an­cien Olym­pien Lo­rik Ca­na qui dé­fie­ra la France. La sé­lec­tion des Bal­kans dis­pute sa pre­mière grande com­pé­ti­tion in­ter­na­tio­nale.

Clas­sée 42e au classe­ ment FIFA, ce qui en fait, sur le pa­pier, la plus pe­tite équipe de cet Eu­ro, l’al­ba­nie coa­chée par l’ita­lien Gian­ni De Bia­si peut se tar­guer d’avoir te­nu en échec (1­1 à Rennes en 2014) puis vain­cu (1­0 à El­ba­san en 2015) la bande à Di­dier Des­champs.

Doute hel­vète

La Suisse, bat­tue 5­2 lors du Mon­dial 2014, vou­dra, elle, ef­fa­cer ce mau­vais sou­ve­nir le 19 juin, à Lille. La « Na­ti », d’or­di­naire va­leur sûre, aborde le tour­noi en manque de re­pères.

Le conte de fées de Lei­ces­ter s’est écrit sans le ca­pi­taine hel­vète Go­khan In­ler, non re­te­nu par Vla­di­mir Pet­ko­vic après une sai­son pas­sée sur le banc. Puis une suc­ces­sion de contre­per­for­mances en matchs de pré­pa­ra­tion a se­mé le doute en ce prin­temps.

La Suisse pour­rait s’en re­mettre aux ful­gu­rances de ses grosses in­di­vi­dua­li­tés comme le vi­re­vol­tant Xher­dan Sha­qi­ri (Stoke) et la pé­pite bâ­loise Breel Em­bo­lo (19 ans), an­non­cée comme une pos­sible ré­vé­la­tion de cet Eu­ro. ■

42

Clas­sée 42e à la FIFA, l’al­ba­nie est la plus pe­tite na­tion de cet Eu­ro. Elle ac­cède à la phase fi­nale d’une com­pé­ti­tion in­ter­na­tio­nale pour la pre­mière fois, ai­dée en ce­la par le pas­sage du cham­pion­nat d’eu­rope de 16 à 24 équipes.

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Meilleure dé­fense des éli­mi­na­toires, la Rou­ma­nie n’a en­cais­sé que deux buts lors de ses dix matchs de qua­li­fi­ca­tion. Les Tri­co­lo­rii ont tou­te­fois concé­dé un lourd re­vers 4-3 en match de pré­pa­ra­tion face à l’ukraine.

4

Bat­tue en Slo­va­quie (3-2), en Ir­lande (1-0), puis par la Bos­nie (0-2) et la Bel­gique (1-2), la Suisse a concé­dé quatre dé­faites lors de ses six matchs ami­caux de pré­pa­ra­tion. Le court succès sur la Mol­da­vie (2-1), ven­dre­di der­nier, n’a pas dis­si­pé les doutes.

DÉ­COU­VERTE. La ré­vé­la­tion Ni­co­lae Stan­ciu (5 sé­lec­tions, 4 buts), mi­lieu of­fen­sif du Steaua Bu­ca­rest, vou­dra re­pla­cer la Rou­ma­nie sur la carte de l’eu­rope du foot­ball.

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