La guerre des cirques sur D8

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La Montagne (Brive) - - Actu Télé - Gilles Bous­sain­gault

D8 a me­né l’en­quête dans les cou­lisses des cirques Pin­der et Phénix.

L’équipe de pro­duc­tion a pro­fi­té d’un soir à Tou­louse, où les deux cirques jouaient par ha­sard en même temps, et à 30 mètres l’un de l’autre, pour fil­mer la vie quo­ti­dienne des ar­tistes et des tech­ni­ciens. D’un cô­té, le cha­pi­teau du cirque Pin­der, haut de 20 mètres, cou­vert de toiles pe­sant 10 tonnes, qui ac­cueille 2 000 per­sonnes. De l’autre, le cirque Phénix, ins­tal­lé pour un soir au Zé­nith de la ville, avec ses lu­mières high­tech et ses nu­mé­ros exé­cu­tés par la troupe des étoiles du cirque de Pé­kin, sous contrat pen­dant six mois.

Dans les deux camps règnent ri­gueur et or­ga­ni­sa­tion. Cent ou­vriers mol­daves et po­lo­nais tra­vaillent sur le site Pin­der. Le di­rec­teur, Fré­dé­ric Edel­stein, frère de Sophie Edel­stein, ex­ju­rée de « La France a un in­croyable ta­lent » (M6), di­rige la troupe. Il veille à la bonne ins­tal­la­tion des 100 se­mi­re­morques de son convoi, des tentes, de la can­tine et de l’en­clos aux ani­maux. « Pour

1 mil­lion d’eu­ros Tra­di­tion­nel ou mo­derne, avec ou sans ani­maux, le cirque coûte cher à ses pro­prié­taires, qui doivent gé­rer ha­bi­le­ment les coûts. Ain­si, le cirque Phénix a dé­bour­sé 1 mil­lion d’eu­ros pour un contrat avec les ar­tistes chi­nois de Pé­kin. « En quête d’ac­tua­li­té » à20h55surd8

Il y a ceux qui aiment le cirque tra­di­tion­nel, avec sa mé­na­ge­rie et ses clowns. Et ceux qui pré­fèrent les spec­tacles plus contem­po­rains, avec des dé­cors high-tech et sans ani­maux.

les lions, nous avons à peu près 4,5 t de viande li­vrées tous les dix jours, ex­plique­t­il. Chaque lion est nour­ri se­lon son âge, son poids et son sexe. » Ré­sul­tat, par mois, 9 000 eu­ros de viande ajou­tés aux 10 000 eu­ros de car­bu­rant et de sa­laires pour les ou­vriers. Il faut ren­ta­bi­li­ser, et, pour ce­la, il va lui­même en ville faire la pro­mo­tion du spec­tacle.

En face, les Chi­nois sont ar­ri­vés en car. Alain Pa­che­rie, le di­rec­teur de Phénix, veille à leur confort et leur four­nit même des re­pas chi­nois, concoc­tés par un chef chi­nois, à base de pro­duits ex­clu­si­ve­ment chi­nois ! À peine dé­bar­qués, ils com­mencent à s’en­traî­ner dans leur chambre et même sur le par­king de l’hô­tel. Les ar­tistes sont très jeunes, cer­tains sont mi­neurs. Le­vés à 6 heures du ma­tin, ils suivent une dis­ci­pline de fer. Et, lorsque la ve­dette, un gar­çon de 12 ans, se blesse à la cuisse en ré­pé­tant un triple sal­to ar­rière sur une corde ten­due à 5 mètres du sol, pas le droit de se plaindre. Mais le ra­vis­se­ment des spec­ta­teurs est à ce prix et, entre fauves ou acro­ba­ties, cha­cun y trouve son compte.

EN­QUÊTE. Au cirque Pin­der, 4,5 t de viande sont li­vrées tous les dix jours pour les lions. Un coût de 9 000 eu­ros par mois.

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