La culture sous toutes ses formes

Les élèves de pre­mière ont as­sis­té à une confé­rence in­édite Les pre­mières de Bossuet ont inau­gu­ré, ven­dre­di, une ma­nière ori­gi­nale de ré­vi­ser leur bac de fran­çais.

La Montagne (Brive) - - Brive Vivre Sa Ville - Blan­dine Hu­tin-mer­cier blan­dine.hu­tin@cen­tre­france.com

Écou­ter Tris­tesse de Chopin pour ré­vi­ser son bac de fran­çais, la mé­thode peut pa­raître osé. Elle a en tout cas rem­por­té l’adhé­sion de tous les élèves de pre­mière du ly­cée Bossuet, ven­dre­di.

Au cours de l’après­mi­di, ils ont as­sis­té à une confé­rence plu­ri­dis­ci­pli­naire concoc­tée, de­puis le dé­but de l’an­née, par une ving­taine de leurs pairs, vo­lon­taires pour cette pre­mière ar­tis­tique. Une confé­rence mê­lant les ma­tières et les arts pour ba­layer le plus lar­ge­ment pos­sible les siècles, du XVIIE à nos jours.

Créer des pas­se­relles

« L’idée, c’est de créer des pas­se­relles entre les ma­tières en par­tant de la culture et de l’art, note Marc Hen­ric, co­or­ga­ni­sa­teur du pro­jet avec Fan­ny Ur­tiz­bé­ré­ra. Les élèves savent plein de choses, mais ils ne font pas for­cé­ment le lien entre les su­jets ».

Ain­si, pour com­prendre pour­quoi tel siècle a don­né lieu à tel évé­ne­ment, tel cou­rant ar­tis­tique, les élèves ont­ils pris en compte l’en­semble du contexte so­cié­tal et des ac­teurs du temps. Le siècle des Lu­mières, Na­po­léon ou les deux Guerres mon­diales sont ex­pli­qués en mu­sique, théâtre ou danse ; l’ar­chi­tec­ture ou la poé­sie prennent corps, la pein­ture ou la lit­té­ra­ture sens et les grands hommes vie. Et quand ré­sonne, dans l’es­pace Pè­reCey­rac, La che­vau­chée des Wal­ky­ries, la culture gé­né­rale re­çoit un grand souffle en pleine fi­gure !

Dans la salle, les élèves spec­ta­teurs prennent des notes, po­tas­sant sans s’en rendre compte des no­tions de leur bac fran­çais, trou­vant ma­tière à en­ri­chir leur en­tre­tien d’oral. « On ap­prend bien comme ça, soufflent deux in­ter­prètes du XVIIIE siècle avant de re­mon­ter en scène pour évo­quer Ri­gaud, Pous­sin, Hu­go et Sand. Mais sur­tout on se dit que notre tra­vail a ser­vi à quelque chose, pour les autres ». ■

PHO­TO PAS­CAL PERROUIN

CONFÉ­RENCE. Des élèves ac­teurs pour trans­mettre à des co­pains spec­ta­teurs.

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