Les Bleus prêts à sur­mon­ter la pres­sion

J­1 avant l’ou­ver­ture face à la Rou­ma­nie, de­main (21 h), au Stade de France

La Montagne (Brive) - - Sports Euro 2016 - Franck.the­bault@cen­tre­france.com

A 21 heures, de­main soir, l’équipe de France ou­vri­ra son Eu­ro de­vant ses sup­por­ters et sous les yeux de tout un conti­nent. Conscients des at­tentes, les Bleus se disent ar­més pour faire face.

À Clai­re­fon­taine, Franck Thé­bault

«Oui, la pres­sion monte, ad­met le dé­fen­seur Laurent Kos­ciel­ny, en confé­rence de presse. On sait com­bien le pre­mier match est im­por­tant et que c’est le plus com­pli­qué à gé­rer. » Avant d’en­trer en scène, de­main soir, les Bleus le re­con­naissent sans dé­tour : une en­tame, ça peut condi­tion­ner tout un tour­noi.

L’équipe de France l’a dé­jà ex­pé­ri­men­té par le pas­sé. A deux re­prises, elle a com­men­cé un Eu­ro face à la Rou­ma­nie. En 1996, à New­castle, un court suc­cès 1­0 (but de Du­gar­ry) l’avait idéa­le­ment lan­cée vers un jo­li par­cours de de­mi­fi­na­liste. En 2008, à Zu­rich, un pauvre 0­0 l’avait pré­ci­pi­tée vers une éli­mi­na­tion dès le 1er tour…

Cette fois, les at­tentes se­ront en­core plus fortes. Parce qu’on a col­lé aux joueurs de Di­dier Des­champs une éti­quette de fa­vo­ris, bien vo­lon­tiers ac­cep­tée. « On a un ob­jec­tif com­mun, on a confiance en nous », glisse An­dré­pierre Gi­gnac. Parce qu’ils ou­vri­ront le bal de­vant leurs sup­por­ters. « Il va y avoir beau­coup d’ex­ci­ta­tion, tout le monde en a conscience », confie Ba­ca­ry Sa­gna, im­pres­sion­né par le nombre de jour­na­listes ve­nus lui po­ser des ques­tions. « Ça prouve qu’on y est ! » « En 2014, c’était dif­fé­rent, ren­ché­rit Kos­ciel­ny. On était au Bré­sil à des mil­liers de ki­lo­mètres. Là, on est chez nous. On est pas­sé par Biar­ritz, Nantes et Metz… On sent que le pu­blic est der­rière nous. »

« Perdre ses moyens : je n’y crois pas »

Pour ou­blier un peu cette fer­veur po­pu­laire, les Bleus ont vé­cu les deux der­nières jour­nées à huis clos dans leur camp de base de Clai­re­fon­taine. « On est dans un cadre ma­gni­fique. On peut dé­com­pres­ser fa­ci­le­ment », in­dique Sa­gna. « Ça ne me change pas, en An­gle­terre, c’est tou­jours comme ça, rap­pelle Kos­ciel­ny le Gun­ner. Ça nous per­met d’être au calme entre nous et de tra­vailler dans la sé­ré­ni­té. »

Sor­tis de cette bulle, les Bleus pour­raient­ils être rat­tra­pés par les émo­tions, de­main soir, au Stade de France ? Il y a deux ans, sur leur sol, les Bré­si­liens n’y avaient pas échap­pé. Ils avaient même été sub­mer­gés. C’était en de­mi­fi­nale du Mon­dial contre l’al­le­magne. On se rap­pelle tous de leurs larmes lors des hymnes et de la claque 7­1 qui avait sui­vi…

Et l’équipe de France fa­çon­née par Di­dier Des­champs pos­sède net­te­ment moins d’ex­pé­rience que cette Se­le­çao. Seule­ment cinq des onze élé­ments ali­gnés au coup d’en­voi de France ­ Hon­du­ras en 2014 (*) de­vraient à nou­veau être ti­tu­laires face à la Rou­ma­nie. « Perdre ses moyens, hon­nê­te­ment je n’y crois pas. Il y a as­sez d’ex­pé­rience dans le groupe pour ca­na­li­ser cette in­sou­ciance et cette in­so­lence que re­pré­sente la jeu­nesse de ce groupe. Après, le coach est là, et des joueurs comme Hu­go (Llo­ris) et Pat (Evra) savent re­mettre les choses en ordre. »

« Tous nos jeunes joueurs sont dans des grands clubs, ras­sure aus­si Kos­ciel­ny. Ils jouent la Ligue des cham­pions et savent gé­rer ces mo­ments­là. On sait qu’on est at­ten­du mais on est po­si­tif. On a en­vie de créer quelque chose de grand en­semble. » Ça tombe bien, on ne leur de­mande pas moins. Et ça com­mence de­main soir ! ■

* Hu­go Llo­ris, Pa­trice Evra, Paul Pog­ba, Blaise Ma­tui­di et An­toine Griez­mann.

CONFIANTS. A l’image de Hu­go Llo­ris sou­riant, les Bleus veulent conver­tir la confiance en eux en vic­toire et dès de­main face à la Rou­ma­nie.

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