Le ra­cisme bat­tu par la France du foot ?

La Montagne (Brive) - - Magazine Médias - Mi­chel Fillière mi­chel.filliere@cen­tre­france.com

Can­to­na a ti­ré le pre­mier. Une saillie contre Des­champs, le sé­lec­tion­neur de l’équipe de France de foot­ball, re­prise de vo­lée par l’ex­clu Ben­ze­ma pour qui il « a cé­dé à une par­tie ra­ciste de la France ». Nos lec­teurs sont ef­fa­rés.

Cou­cou le re­voi­là ! Les mil­lions du foot, la sex­tape et main­te­nant le ra­cisme. Ben­ze­ma n’a pas son pa­reil pour faire par­ler de lui. Certes, il joue très bien au bal­lon. Mais si on le lais­sait à son am­bi­tion de mar­quer des buts, ce pour­quoi il est chè­re­ment payé, le ca­fé du com­merce ne bruis­se­rait pas de sa non sé­lec­tion en équipe de France de foot­ball. Et sa dé­fense, après sa saillie contre le chef des Bleus, pren­drait l’eau comme lui perd la boule avec ses ac­cu­sa­tions d’un autre âge.

« Doué pour jon­gler, mais nul en ré­flexion. » C’est Mar­tin qui le dit : « Il a ou­blié que Des­champs

fut l’un des plus ar­dents dé­fen­seurs de l’at­ta­quant du Real. Son es­to­cade est in­digne. Com­ment lui qui ne chante ja­mais La Mar­seillaise, ose­t­il par­ler de ra­cisme alors qu’il de­vrait don­ner l’exemple ? » Mi­chel confirme : « Le pre­mier cho­qué sur le ra­cisme, ce n’est pas Ben­ze­ma. C’est moi ! Quand M. Ben­ze­ma jouait en équipe de France et qu’il se mo­quait de la France en s’abs­te­nant de chan­ter La Mar­seillaise. C’est la honte de ne pas être re­con­nais­sant en­vers la France, et de voir ces joueurs tour­ner le dos à l’hymne na­tio­nal. »

« Il fait par­tie de cette génération do­rée éri­gée en réus­site so­ciale dont L’ADN se confond avec les bacs à sable des ci­tés », s’em­porte Ni­co­las de Mar­seille « où l’on sait ce que la dif­fé­rence veut dire. »

Au stade de la bê­tise, Can­to­na n’est pas mal en es­ti­mant que Ben­ze­ma et Ben Ar­fa n’ont pas été re­te­nus à cause de leurs « ori­gines nord­afri­caines ». Ja­mel Deb­bouze a ap­por­té son écot en af­fir­mant que Ben­ze­ma paie « la si­tua­tion so­ciale » de la France. « On rêve ! », écrit Yann. « Pauvre Des­champs, bles­sé par la ca­lom­nie mais qui a le mé­rite de ca­cher com­bien il est af­fec­té. »

Jean­jo­sé pré­fère trai­ter de l’af­faire avec iro­nie. Se­lon lui, « les cri­tères phy­siques ne de­vraient en au­cun cas être une bar­rière à la sé­lec­tion. Alors je m’élève contre le « rou­cisme » sec­taire qui pro­voque une la­cune de la sé­lec­tion par la mise à l’écart des per­sonnes rousses. Avec plus de 60 mil­lions de sé­lec­tion­neurs et Ro­bert Her­bin comme pré­sident cette in­jus­tice doit ces­ser. »

De­puis 1998 et la vic­toire en Coupe du monde, l’équipe de France est de­ve­nue un ob­jet politique sym­bo­lique. Nom­breux sont ceux qui font le mur de­vant la sur­face de ré­pa­ra­tion pour la pro­té­ger. Et sur­tout mon­trer du doigt Ben­ze­ma. Jean­luc est ca­té­go­rique : « il ex­plique sa non sé­lec­tion par une pos­ture ra­ciste ca­mouf­flant ses propres tur­pi­tudes et ra­vi­vant ain­si ta­ci­te­ment des ran­coeurs dans des ban­lieues où il de­vrait ser­vir de mo­dèle po­si­tif ».

Der­nier ar­gu­ment de Paul : « Comme nous sommes tous plus ou moins an­ti quelque chose, nous sommes donc for­cé­ment tous ra­cistes, mis à part bien en­ten­du Ben­ze­ma, Deb­bouze, mal­heu­reuses vic­times de l’in­com­pré­hen­sion hexa­go­nale. »

Au fait, qui a dit ce­ci : « Tout être dif­fé­rent, sor­tant de la norme, est consi­dé­ré comme un fou » ? Ga­gné : Can­to­na ! ■

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