Les cou­lisses du Centre de main­te­nance ra­dio de l’ar­mée de l’air

L’an­tenne de Sau­va­gnac, près d’am­ba­zac, est la seule en­ti­té de l’ar­mée de l’air en Li­mou­sin

La Montagne (Brive) - - La Une - Blan­dine Hu­tin-mer­cier blan­dine.hu­tin@cen­tre­france.com

Le centre ra­dio de l’ar­mée de l’air, ins­tal­lé à Sau­va­gnac, est l’oreille dis­crète des contrô­leurs aé­riens et des pi­lotes.

Le centre ra­dio de Sau­va­gnac, près d’am­ba­zac, est la seule en­ti­té de l’ar­mée de l’air en Li­mou­sin. Il oeuvre au bé­né­fice des contrô­leurs aé­riens et des pi­lotes.

Il faut grim­per le long des pentes ar­bo­rées des monts d’am­ba­zac pour abou­tir, entre un che­min de ran­don­née et des pistes pour VTT, à la sta­tion ra­dio de Sau­va­gnac, sur la com­mune de Saint­lé­ger­la­mon­tagne, seule en­ti­té de l’ar­mée de l’air pré­sente en Li­mou­sin rat­ta­chée à la base aé­rienne de Co­gnac.

Pas vrai­ment ca­chée, pas to­ta­le­ment dé­voi­lée non plus. Là, des per­son­nels ­ tech­ni­ciens com­mu­ni­ca­tion na­vi­ga­tion et sur­veillance (voir ci­contre), des sur­veillants de sé­cu­ri­té, élec­tri­cien, chef ra­dio ou agent de res­tau­ra­tion ­ mènent une mis­sion es­sen­tielle pour le bon dé­rou­le­ment des opé­ra­tions aé­riennes dans le ciel fran­çais, ci­viles ou mi­li­taires ; une mis­sion conduite 365 jours par an, 24 heures sur 24, au be­soin en par­faite au­to­no­mie, éner­gé­tique no­tam­ment.

Cette mis­sion ? « Elle in­ter­vient dans le cadre de la pos­ture per­ma­nente de sû­re­té dé­fi­nie par la politique na­tio­nale de dé­fense, com­mence le chef de centre, le ma­jor Ro­bert. Il s’agit d’as­su­rer les moyens ra­dio per­met­tant une cou­ver­ture op­ti­male de l’es­pace aé­rien. » Une cou­ver­ture qui est aus­si im­por­tante que celle des ra­dars, les deux sys­tèmes fonc­tion­nant de con­cert.

Concrè­te­ment, les tech­ni­ciens, en bi­nôme avec un sur­veillant de sé­cu­ri­té, veillent au main­tien en état de marche du ma­té­riel ra­dio, qui se­ra exploité, ailleurs, par les contrô­leurs aé­riens et les pi­lotes d’avions. « On ne sait pas ce qui se passe au­des­sus, montre l’ad­ju­dant­chef Her­vé, ad­joint au chef de centre. Mais ça doit fonc­tion­ner tout le temps. » Poin­tant des émet­teurs­ré­cep­teurs, des voyants qui cli­gnotent, des fré­quences qui s’al­lument… « Les conver­sa­tions passent par là, mais c’est trans­pa­rent pour nous. »

Main­te­nance

À coups de lo­gi­ciels in­for­ma­tiques au­tant que de tour­ne­vis bien ma­nuels, les hommes du centre de Sau­va­gnac sont donc « les oreilles des contrô­leurs et des pi­lotes », ré­sume le ma­jor Ro­bert. « Pre­nez la zone d’en­traî­ne­ment mi­li­taire basse al­ti­tude de Tulle, pose son ad­joint. Le pi­lote et le contrô­leur savent qu’ils ont ac­cès à telle ou telle fré­quence. Nous, on l’ouvre, c’est tout, sans sa­voir en fait qui s’en sert ».

Même ma­noeuvre avec les ap­pa­reils de l’avia­tion ci­vile. « Po­ten­tiel­le­ment, si quelque chose ne fonc­tion­nait pas chez nous, les avions res­te­raient cloués au sol », conclut le ma­jor. ■

« C’est trans­pa­rent pour nous »

PHO­TO : B.H.

MAIN­TE­NANCE. Les tech­ni­ciens du centre de Sau­va­gnac veillent au bon état des ins­tal­la­tions ra­dio uti­li­sées par les contrô­leurs et les pi­lotes d’avions.

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