Une longue his­toire avec la France

Vio­rel Mol­do­van, en­traî­neur ad­joint des Tri­co­lo­rii

La Montagne (Brive) - - Sports Euro 2016 -

Vio­rel Mol­do­van, en­traî­neur ad­joint de la Rou­ma­nie qui pointe la fai­blesse dé­fen­sive des Bleus, est une vieille connais­sance du cham­pion­nat de France, où il a ré­ga­lé Nantes de ses buts de re­nard de sur­face et où il en­traî­ne­ra, à la fin de l’eu­ro 2016, Auxerre en Ligue 2.

«Il connaît bien et ap­pré­cie la France », ex­plique son fu­tur pré­sident en Bour­gogne, Guy Co­tret. « Il cher­chait un bon chal­lenge dans ce pays, et son dis­cours, sa dé­ter­mi­na­tion, son exi­gence m’ont sé­duit. »

Le nom du Rou­main, âgé de 43 ans, n’est pas étran­ger à ceux qui suivent de­puis long­temps le cham­pion­nat de France. Il est as­so­cié au maillot jaune et vert du FC Nantes, avec le­quel l’at­ta­quant na­tif de Bis­tri­ta, en Tran­syl­va­nie, a été sa­cré cham­pion de France en 2001.

Cette car­rière pro­fes­sion­nelle qui l’a aus­si vu réus­sir des pas­sages en Suisse, au Gras­shop­per Zu­rich (1996/98) ou en Tur­quie, à Fe­ner­bah­çe (1998/00), n’a pas été « un élé­ment dé­ter­mi­nant » dans le choix de L’AJA. « Mais ce que j’ai pris en compte », com­plète son pré­sident, « c’est la connais­sance du plus haut ni­veau. »

« J’ai beau­coup re­gar­dé le joueur, des matchs où il était bu­teur, et ce qui y trans­pire c’est une cer­taine forme de dé­ter­mi­na­tion. Je ne vais pas dire qu’il était “à l’ar­rache”, mais il était très mo­ti­vé dans son jeu, avec un cô­té très re­nard de sur­face et un style par­ti­cu­lier. »

Ce goût pour l’at­taque lui est res­té en pas­sant sur le banc de touche, es­time Guy Co­tret, qui cher­chait pour L’AJA « un en­traî­neur am­bi­tieux, qui tourne son jeu vers l’of­fen­sive, et l’ancre sur des prin­cipes tac­tiques as­sez éta­blis ».

Of­fen­sif, Mol­do­van, qui parle « cor­rec­te­ment » fran­çais, l’est aus­si de­puis qu’il est l’ad­joint d’an­ghel Ior­da­nes­cu en sé­lec­tion : il n’a pas hé­si­té à sou­li­gner les fai­blesses du pre­mier ad­ver­saire de la Rou­ma­nie, les Bleus, ce soir au Stade de France. Des fai­blesses dé­fen­sives, for­cé­ment.

« Pres­sion sur les Fran­çais »

« La France marque beau­coup de buts ces der­niers temps. Mais il ne faut pas non plus ou­blier qu’à part le match contre l’écosse, elle a aus­si en­ cais­sé un mi­ni­mum de deux buts par match », pointe Mol­do­van sur l’an­tenne de té­lé­vi­sion rou­maine Dolce Sport. « Donc, on peut dire que leur point faible est la dé­fense. »

L’ex­pé­ri­men­té ad­joint n’a pas non plus man­qué l’oc­ca­sion de re­je­ter la pres­sion sur la France, fa­vo­rite et qui joue­ra chez elle. « C’est le match d’ou­ver­ture et la pres­sion sur les Fran­çais est très im­por­tante. Tout le monde a des at­tentes énormes de cette équipe, beau­coup les re­gardent comme les ga­gnants de ce cham­pion­nat eu­ro­péen. »

Se­lon son fu­tur pré­sident, Vio­rel Mol­do­van est res­té at­ten­tif au cham­pion­nat de France, et connaît bien le foot­ball fran­çais. Sur Dolce Sport , il a en­core af­fir­mé : « Nous sa­vons que le point fort de la France est le mi­lieu de ter­rain, c’est de là que partent toutes ses ac­tions. Il faut qu’on soit très so­lide dans ce com­par­ti­ment, avoir une hy­per­agres­si­vi­té. »

Cette ex­pé­rience ris­quet­elle de po­ser des pro­blèmes à l’équipe de France ? « Ce que je sou­haite, c’est que la Rou­ma­nie n’ait pas un trop bon par­cours car ça nous pri­ve­rait de sa pré­sence, même s’il fe­ra des al­lers­re­tours » à par­tir de la re­prise à L’AJA, le 20 juin, sou­rit Guy Co­tret. ■

CONSTAT. « Le point faible des Bleus est la dé­fense. »

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