Les Pan­thères du ROC-ASSJ en conflit avec Fleu­ry Loiret

La Montagne (Brive) - - Sports - Xa­vier Georges

Sur­nom­mée Les Pan­thères de feu, l’équipe fé­mi­nine du ROC-ASSJ est dans le vi­seur du club de Fleu­ry Loiret Hand­ball qui re­ven­dique la pro­prié­té du nom Pan­thères. Au grand dam du club gan­tier.

La stu­pé­fac­tion. Telle a été la ré­ac­tion du pré­sident du ROC­ASSJ Pa­trick Cha­basse quand, il y a dix jours, il a re­çu le cour­rier du ca­bi­net d’avo­cats Sa­caze Gon­tier et as­so­ciés. En sa qua­li­té de conseil de la SASP Fleu­ry Loiret Hand­ball, il était in­ti­mé au club saint­ju­niaud­ro­che­chouar­tais « de bien vou­loir ces­ser toute uti­li­sa­tion de la marque pan­thères ».

En cause, l’ap­pel­la­tion « Les Pan­thères de feu » que le ROC­ASSJ as­so­cie de­puis 2015 à son équipe fa­nion fé­mi­nine. Une dé­no­mi­na­tion qui vise à rap­pe­ler les em­blèmes des deux com­munes : la panthère de Saint­ju­nien et le feu pour la mé­téo­rite de Rochechouart.

Sauf que, dans son cour­rier adres­sé au ROC­ASSJ, le conseil de Fleu­ry argue que le club gan­tier com­mu­nique « en uti­li­sant la dé­no­mi­na­tion Pan­thères ». Que « cette marque a fait l’ob­jet d’un en­re­gis­tre­ment au­près de L’INPI au bé­né­fice de la seule SASP Fleu­ry Loiret Hand­ball ». Que « ain­si, elle seule est au­to­ri­sée à uti­li­ser la dé­no­mi­na­tion Pan­thères dans le cadre de sa com­mu­ni­ca­tion […] ».

« Nous sommes dans notre droit »

Et que « cette uti­li­sa­tion, la­quelle du fait de la même ac­ti­vi­té spor­tive et de l’évo­lu­tion d’une équipe dans une même poule, cause né­ces­sai­re­ment pré­ju­dice ». Pour Pa­trick Cha­basse et le ROC­ASSJ, cette his­toire res­semble à du n’im­porte quoi. « Que l’on dé­range à ce point, je suis stu­pé­fait, avoue­t­il. Fleu­ry a des titres na­tio­naux, joue en Coupe d’eu­rope, c’est gra­ti­fiant quelque part qu’il s’in­té­resse à nous. Mais le hand fé­mi­nin a d’autres pro­blèmes à ré­gler que ce­lui­là. Je trouve ce­la dé­pla­cé. Si on fait de l’ombre à Fleu­ry, à moi la peur ».

Le club du pays d’ouest es­time sur­tout ne rien avoir à se re­pro­cher. « Il n’y a pas pour nous de confu­sion pos­sible entre les Pan­thères de Fleu­ry et les Pan­thères de feu du ROC­ASSJ, sou­ligne le pré­sident. Nous ne sommes en au­cun cas dans l’imi­ta­tion. Ce sont les iden­ti­tés de nos deux com­munes. De la même fa­çon, on parle des Lionnes d’is­syPa­ris Hand et des Lionnes In­domp­tables du HBC Nîmes sans que ce­la cause pré­ju­dice. On ne va rien lâ­cher, il est hors de ques­tion que l’on change d’ap­pel­la­tion. Sur­tout de la ma­nière ca­va­lière dont ce­la a été fait. Nous sommes dans notre droit ».

Joint hier, le club de Fleu­ry nous a re­dit être « dans une pro­cé­dure de dé­fense de pro­prié­té d’une marque ». Pa­trick Cha­basse a, lui, adres­sé un cour­rier en re­tour où il mo­tive ses ex­pli­ca­tions. Un cour­rier dans une lo­gique d’apai­se­ment va aus­si être en­voyé au maire de Fleu­ry de la part de ses confrères de Saint­ju­nien, de Rochechouart et du pré­sident de la com­mu­nau­té de com­munes du POL (Portes Océane du Li­mou­sin). Avant le re­tour au calme ou d’autres coups de griffes ? ■

PHO­TO STÉ­PHANE LE­FÈVRE

NOM. Les joueuses du ROC-ASSJ ont à coeur de conti­nuer à s’ap­pe­ler Les Pan­thères de feu.

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