« Cha­cun doit être res­pon­sable »

Ma­nuel Valls n’ex­clue pas les ré­qui­si­tions dans les trans­ports

La Montagne (Brive) - - France & Monde - Phi­lippe Cros

En apar­té d’une vi­site à Cler­mont-fer­rand sur la thé­ma­tique cultu­relle, le Pre­mier mi­nistre a in­di­qué « n’ex­clure au­cune hy­po­thèse » pour ré­gler la ques­tion des trans­ports pen­dant l’eu­ro 2016.

« Nous vou­lons un Eu­ro de foot qui soit une belle vi­trine de la France et cha­cun doit plei­ne­ment y contri­buer », a in­di­qué Ma­nuel Valls de­vant les jour­na­listes, pen­dant sa vi­site de l’école d’ar­chi­tec­ture de Cler­mont­fer­rand. « Nous tra­vaillons avec la SNCF et la RATP pour que les spec­ta­teurs puissent être ache­mi­nés vers le Stade de France, et c’est va­lable par­tout. C’est comme ça qu’un pays mo­derne doit ac­cueillir les sup­por­ters. »

« Je n’ex­clue par prin­cipe au­cune hy­po­thèse. »

Jus­qu’au point de pro­cé­der à des ré­qui­si­tions de chauf­feurs ? « Je n’ex­clue par prin­cipe au­cune hy­po­thèse. Ce que je sou­haite c’est que l’on fasse en sor­ te d’ache­mi­ner dans les meilleures condi­tions de sé­cu­ri­té et de conforts les 80.000 sup­por­ters » at­ten­dus au Stade de France, ce soir pour France­rou­ma­nie, le match d’ou­ver­ture.

Ma­nuel Valls a sa­lué « les pro­pos res­pon­sables de CGT », tout en consi­dé­rant que « ces grèves n’ont au­cun sens et au­cun lien avec la loi Tra­vail ».

Au bout d’une vi­site de qua­rante mi­nutes dans les lo­caux de l’école d’ar­chi­tec­ture cler­mon­toise, le Pre­mier mi­nistre a confié son in­quié­tude sur les actes de vio­lences liés à la pro­tes­ta­tion so­ciale : « S’at­ta­quer à des per­ma­nences, en­va­hir des conseils mu­ni­ci­paux, brû­ler des voi­tures, c’est in­to­lé­rable. La dé­mo­cra­tie, c’est le dé­bat ce n’est pas la vio­lence. » Il a re­dit son at­ta­che­ment à la loi Tra­vail « qui est une bonne loi pour les en­tre­prises et les sa­la­riés ».

Avant d’ani­mer une réunion pu­blique sur in­vi­ta­tions, Ma­nuel Valls a échan­gé un quart d’heure avec des élus so­cia­listes au­ver­gnats pré­sents et sen­ti un sou­tien. « Il y a des doutes, des an­goisses mais en même temps, on en­tend le mes­sage “te­nez bon”. Dans ce mo­ment­là, l’au­to­ri­té de l’état, les ré­formes sont là pour être mises en oeuvre. Je res­sens mon­ter ce mes­sage qui nous dit ce n’est pas le mo­ment de re­cu­ler face à des groupes mi­no­ri­taires. Je sens ici, par­mi les élus de cette ré­gion, une dé­ter­mi­na­tion et un sou­tien à te­nir bon. »

À moins d’un an de la pré­si­den­tielle, le Pre­mier mi­nistre pour­suit sa quête de cla­ri­fi­ca­tion, sou­hai­tant « que la gauche dans les mois qui viennent in­carne l’équi­libre, ente l’ul­tra­gauche qui est dans la vio­lence, l’ex­trême droite qui porte un pro­jet dan­ge­reux pour le pays et une droite qui est très éloi­gnée du gaul­lisme et de la dé­mo­cra­tie chré­tienne quand on en­tend les pro­pos de Ni­co­las Sar­ko­zy ».

La ren­contre or­ga­ni­sée dans la soi­rée était là pour ça : « Ali­men­ter le dé­bat sur ce que pour­rait être le pro­jet dans les an­nées qui viennent. » ■

PHO­TO FRAN­CIS CAMPAGNONI

PRE­MIER MI­NISTRE. Ma­nuel Valls à son ar­ri­vée à l’école d’ar­chi­tec­ture de Cler­mont-fer­rand, hier.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.