DE­NIS TROCH

La Montagne (Brive) - - Euro 2016 -

Ex-en­traî­neur de Ligue 1, dé­sor­mais coach men­tal Pour pré­pa­rer men­ta­le­ment un groupe à faire ses dé­buts dans une grande com­pé­ti­tion in­ter­na­tio­nale, il y a plu­sieurs ap­proches, qui sont liées à la no­to­rié­té de l’équipe en ques­tion. Si elle a un sta­tut de fa­vo­ri ou d’out­si­der, le com­por­te­ment de l’équipe se­ra dif­fé­rent. La ques­tion im­por­tante est : ce sta­tut est-il lé­gi­time ? Sou­vent, on colle un ob­jec­tif dé­me­su­ré au pays hôte, avec une pres­sion sup­plé­men­taire à por­ter, même si, par­fois, elle peut s’avé­rer po­si­tive. L’en­traî­neur, dans ses dis­cours à cet ins­tant doit, soit in­cul­quer une peur, soit une mo­ti­va­tion. Un coach peut faire évo­luer ce fa­meux sta­tut don­né à l’équipe par les mé­dias, les di­ri­geants. Mais seule­ment si le cap qu’il s’est fixé n’est pas loin de ce que l’en­vi­ron­ne­ment ex­té­rieur at­tend de l’équipe. S’il y a un grand écart, ce­la ne fonc­tion­ne­ra pas. Dans le cas de l’équipe de France, il est très dé­li­cat de ju­ger la jus­tesse de l’ob­jec­tif fixé par la Fé­dé­ra­tion : at­teindre les de­mi-fi­nales. On doit d’abord se ba­ser sur les phases fi­nales pré­cé­dentes, d’eu­ro ou de Coupe du monde ( quart de fi­na­liste dans les deux der­nières com­pé­ti­tions pour la France ndlr). Puis ju­ger les ré­sul­tats des der­niers mois en se com­pa­rant aux autres. Et en­fin se dire… on peut faire mieux. C’est là que l’en­traî­neur a quelques le­viers. En tout cas, l’en­traî­neur ne pré­pare pas un dis­cours pré­cis en cas de dé­faite sur un match d’en­trée en com­pé­ti­tion. S’il le fai­sait, ce­la vou­drait dire qu’il pense trop à ça, et que les joueurs pour­raient le res­sen­tir. Les mots qu’il faut, quel que soit le ré­sul­tat, les coachs les ont en eux. Tou­jours.

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