FRANCE - ROU­MA­NIE De l’ex­ci­ta­tion... à la dé­li­vrance

Le match d’ou­ver­ture vé­cu avec les sup­por­ters dans la fan zone de Pa­ris

La Montagne (Brive) - - Euro 2016 - Franck.the­bault@cen­tre­france.com

Fran­çais mais aus­si Rou­mains, An­glais, Sué­dois ou en­core Russes et Fin­lan­dais. Plus de 80.000 per­sonnes ont as­sis­té au match d’ou­ver­ture de­puis la fan zone, hier, à Pa­ris. Nous y étions.

À Pa­ris, Franck Thé­bault

«Mais y’a per­sonne ici ! », s ’ a m u s e Yo ­ hann. Il est 16 h 27, le Gi­ron­din ex­pa­trié à Pa­ris et ses trois amis de fac font par­tie des tout pre­miers à pé­né­trer dans la fan zone de Par is, au pied de la Tour Eif­fel. L’im­mense es­pace de 130.000 m2, la sur­face de 30 ter­rains de foot, pa­raît un peu dé­ser­tique...

Au moins, au mi­lieu des in­nom­brables agents de sé­cu­ri­té, les sup­por­ters qui af­fluent peuvent pro­fi­ter des ac­ti­vi­tés pro­po­sées par les par­te­naires ­ c’est aus­si du bu­si­ness ­ sans faire la queue. Du ba­by­foot, au soc­cer sur syn­thé­tique en pas­sant par le billard­foot ou même un ate­lier de tirs sur... écran : le bal­lon rond est à toutes les sauces.

« Le plus dur... »

« C’est vrai­ment bien ici. Al­lez les gars, on va se faire un pe­tit match en at­ten­dant le coup d’en­voi », lance Har­ry à ses potes. Arr ivés d’an­gle­terre la veille, ils font une halte sur la route de Mar­seille, où leur équipe fé­tiche joue­ra, ce soir, face à la Rus­sie. « On va al­ler loin dans cet Eu­ro. Mais la France aus­si, vous avez de bons joueurs. Cer­tains jouent chez nous », glisse ma­li­cieu­se­ment An­dy.

La France par­mi les fa­vo­ris, c’est un peu l’avis gé­né­ral sur l’es­pla­nade. Et pas grand monde ne voit les Bleus se faire sur­prendre par la Rou­ma­nie. « 2­0 avec des buts de Pog­ba et Griez­mann. Je suis le roi des pro­nos, je ne me trompe ja­mais », ga­ran­tit A m i n e, t a n d i s q u e les lieux se rem­plissent dé­sor­mais à vi­tesse grand V.

À 30 mi­nutes du coup d’en­voi, c’est de­ve­nu noir de monde et très co­lo­ré. Il y a du jaune et rouge rou­mains, du vert ir­lan­dais, du jaune sué­dois et beauc o u p d e b l e u . To u t le monde se res­taure. C’est sand­wiches, bur­gers, piz­zas et sur­tout bières à vo­lon­té. « Je n’ar­rête pas de cou­rir » , lance Be­noît le ser­veur am­bu­lant avec ses dix litres sur le dos.

La Mar­seillaise lui offre un peu de ré­pit. Tout le monde se lève et le chant en­thou­siaste monte dans le ciel. C’est une cla­meur in­croyable... vite tue par la p re m i è re o c c a s i o n d e Stan­cu. « Notre dé­fense ne vaut pas un clou, on va en prendre un » , an­nonce Marc.

Il est ras­su­ré avec une tête de Gi­roud puis un po­teau trou­vé par Gr iez­mann. « De­vant, on est ca­pable de faire mal. » Seule­ment, les Bleus ne trouvent pas l’ou­ver­ture et le match reste cr is­pant jus­qu’à la pause. Alors que les sup­por­ters se mettent à dou­ter, Gi­roud fi­nit par les dé­li­vrer. « On a fait le plus dur ! » , juge en­core Marc. Er­reur, la Rou­ma­nie éga­lise... Mais Payet sur­git en fin de match et la fête peut com­men­cer. Ici y’a plein de monde... ■

PHO­TOS QUEN­TIN REIX

BLEUS. Les sup­por­ters en­thou­siastes à l’heure de la Mar­seillaise

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