LA FÊTE EST « DÉ­JÀ » G­CHÉE SE­LON LE PA­TRON DE L’EU­RO 2016 DE FOOT­BALL

La Montagne (Brive) - - France & Monde -

JACQUES LAM­BERT. « Je ne com­prends pas ». « L’image qui est don­née n’est pas celle que nous vou­lions », a es­ti­mé, hier, Jacques Lam­bert, le pré­sident du co­mi­té d’or­ga­ni­sa­tion de l’eu­ro 2016. A la ques­tion de sa­voir si la fête ris­quait d’être gâ­chée en rai­son des grèves, le pa­tron du co­mi­té d’or­ga­ni­sa­tion a ré­pon­du : « Elle l’est dé­jà ! » Les mou­ve­ments so­ciaux qui touchent la France vont créer des « dif­fi­cul­tés qui n’im­pac­te­ront pas la com­pé­ti­tion », a pour­sui­vi l’an­cien pré­fet, « à par­tir du mo­ment où les équipes et les ar­bitres peuvent se dé­pla­cer », n’ex­cluant pas le re­cours éven­tuel à des moyens pri­vés. « Mais les matchs, c’est fait pour les spec­ta­teurs, et là c’est dé­jà plus com­pli­qué. Si tous les sup­por­teurs ne peuvent pas ve­nir en France ou cir­cu­ler en France, c’est plus fâ­cheux... » En­vi­ron 7 mil­lions de per­sonnes dont 1,5 mil­lion de vi­si­teurs étran­gers sont at­ten­dus en France du­rant l’eu­ro, qui s’achè­ve­ra le 10 juillet. Jacques Lam­bert – qui fut di­rec­teur gé­né­ral du Co­mi­té d’or­ga­ni­sa­tion de la Coupe du monde 1998 – a par ailleurs in­di­qué avoir « du mal à com­prendre » le sens des mou­ve­ments so­ciaux qui per­turbent le dé­but de l’eu­ro avec no­tam­ment une grève af­fec­tant les RER qui des­servent le Stade de France. « Ceux qui sont gê­nés, ce sont les sup­por­teurs qui ne se re­crutent pas par­mi le CAC 40, au Me­def ou dans le VIIE ar­ron­dis­se­ment », a­t­il es­ti­mé. « Je ne com­prends pas la lo­gique à per­tur­ber ses frères en so­cié­té. » ■

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