Jup­pé at­taque Sar­ko­zy

Le maire de Bor­deaux sur le front « éthique » et « mo­ral »

La Montagne (Brive) - - France & Monde -

Alain Jup­pé a at­ta­qué, hier, Ni­co­las Sar­ko­zy sur le front « éthique » et « mo­ral ».

Alain jup­pé a poin­té, hier, le fait que Ni­co­las Sar­ko­zy, le pré­sident de LR at­tende le der­nier mo­ment pour quit­ter la pré­si­dence du par­ti et of­fi­cia­li­ser sa can­di­da­ture à la pri­maire de la droite. « Ce n’est pas un pro­blème ju­ri­dique, c’est un pro­blème mo­ral et éthique ». « Ne re­pre­nons pas cer­taines pra­tiques du pas­sé, où on confon­dait un peu les choses entre les cam­pagnes élec­to­rales et le fi­nan­ce­ment du par­ti » , a dé­cla­ré Alain Jup­pé.

Gé­né­ra­le­ment, le maire de Bor­deaux dis­tri­bue ses coups avec par­ci­mo­nie, pre­nant soin de pe­ser ses mots, de res­ter al­lu­sif, ou de ne pas ré­pondre quand il est ques­tion­né de trop près sur ses concur­rents. Il avait dé­jà lâ­ché le mot « éthique » au su­jet des confé­rences ré­mu­né­rées faites par Ni­co­las Sar­ko­zy, ex­pli­quant que lui ne se fai­sait pas payer, « ques­tion d’éthique per­son­nelle ».

« C’est un mes­sage pour dire : stop, at­ten­tion, ça va trop loin », a dé­cryp­té le dé­pu­té jup­péiste Be­noist Ap­pa­ru ( LR). « Mo­ra­le­ment, po­li­ti­que­ment, il vaut mieux sé­pa­rer les deux » ac­ti­vi­tés de pré­sident et de can­di­dat, ex­plique­t­il, même si ju­ri­di­que­men t e t fi­nan­ciè­re­ment « il n’y a pas de dé­bat ».

Il est en ef­fet pré­vu qu’un membre de la di­rec­tion du par­ti qui se pré­sente à la pri­maire des 20 et 27 no­vembre dé­mis­sionne au plus tard 15 jours avant la date de li­mite de dé­pôt des can­di­da­tures au­près de la Haute Au­to­ri­té pour la pri­maire.

Ni­co­las Sar­ko­zy a donc jus­qu’au 25 août pour bri­ser le se­cret de po­li­chi­nelle de sa can­di­da­ture et quit­ter son fau­teuil de pré­sident. L’an­cien chef de l’état a dit jeu­di qu’il ne comp­tait pas chan­ger son ca­len­drier.

Gé­rard Lar­cher, pré­sident du Sé­nat, a in­di­qué mar­di que la Haute Au­to­ri­té al­lait être sai­sie du cas de Ni­co­las Sar­ko­zy, mais pour l’ins­tant ce n’est pas en­core le cas. Dé­pu­té et sou­tien de Fran­çois Fillon, Ber­nard Ac­coyer est en con­tact avec dif­fé­rents can­di­dats et vou­drait por­ter « une sai­sine col­lec­tive » , a­t­on ap­pris dans son en­tou­rage.

« Mar­quer le coup »

Her­vé Ma­ri­ton, lui aus­si can­di­dat à la can­di­da­ture, est as­so­cié à cette dé­marche « en cours » mais qui n’est « pas fi­na­li­sée ». « Il s’ a g i t d e m a r q u e r le coup », a­t­il ex­pli­qué hier, sou­li­gnant que Ni­co­las Sar­ko­zy a dit pu­bli­que­ment qu’il « avait pris sa dé­ci­sion » sur sa par­ti­ci­pa­tion ou non à la pri­maire.

Sorte de « gen­darme » de la pr imaire à droite, la Haute Au­to­ri­té, pré­si­dée par la ju­riste Anne Le­vade, a sim­ple­ment la pos­si­bi­li­té de faire des ob­ser va­tions et des re­com­man­da­tions.

L’ac­cu­sa­tion de mé­lange des genres est l’apa­nage des sor­tants, de droite comme de gauche. Ni­co­las Sar­ko­zy pré­sident, et fu­tur can­di­dat à la présidentielle, en avait fait les frais avec son mee­ting de Tou­lon du 1er dé­cembre 2011, une af­faire por­tée de­vant la jus­tice et clas­sée sans suite par le par­quet fi­nan­cier. ■

PHO­TO AFP

ALAIN JUP­PÉ À NI­CO­LAS SAR­KO­ZY : nes pra­tiques du pas­sé. » « Ne re­pre­nons pas cer­tai-

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