Le di­lemme de la gé­né­ra­tion 1998

Ils ont 18 ans et vont de­voir ré­vi­ser, ré­flé­chir et com­po­ser pen­dant l’eu­ro de foot

La Montagne (Brive) - - Baccalauréat -

Ils sont nés l’an­née de la vic­toire des Bleus au Mon­dial et ils ont bien gran­di puis­qu’ils s’ap­prêtent à pas­ser le bac pen­dant l’eu­ro. Beau­coup en­ragent à l’idée de man­quer la fête parce qu’il faut ré­vi­ser... en même temps que le bac », dit Die­go, en ter­mi­nale scien­ti­fique au ly­cée Vic­tor­hu­go à Pa­ris, qui s’in­té­resse au foot­ball « vite fait ».

Cer­tains fans du bal­lon rond comptent s’en pri­ver pen­dant l’exa­men, à l’ins­tar de Jo­na­than, qui re­con­naît être « un peu » frus­tré. « Je pense que je ne vais pas re­gar­der, pour une fois », sou­pire­t­il. Reste que « cer­taines stars ne sont pas pré­sentes » et « les plus grands matches sont après le bac. Heu­reu­se­ment, il y au­ra la fi­nale », re­la­ti­vise en sou­riant le jeune homme, né comme la plu­part des can­di­dats de cette ses­sion en 1998, an­née où la France a été sa­crée cham­pionne du monde : « On m’a tou­jours dit que c’était quelque chose qu’il fal­lait vivre. Après, on a tou­jours des images d’archives pour s’en rap­pe­ler. »

« S’il reste rai­son­nable »

L’eu­ro pen­dant le bac, « c’est chiant, parce que c’est en France, donc c’est spé­cial », dit Tho­mas, qui pré­voit, lui, de « re­gar­der les matches de l’équipe de France et les grands matches », mais pas de faire un tour dans une fan zone. Il es­time qu’avec ses pa­rents, « ça ne po­se­ra pas de pro­blème » s’il « reste rai­son­nable ». Jus­te­ment, le té­les­co­page bac­eu­ro « ne doit pas être évident à gé­rer dans les fa­milles », es­time Va­lé­rie Mar­ty, pré­si­dente de la fé­dé­ra­tion de pa­rents Peep. Mais « ça ne va pas plus loin que les conseils ha­bi­tuels des pa­rents aux en­fants, sur­tout que s’ils tra­vaillent toute l’an­née, ils sont nor­ma­le­ment bien pré­pa­rés », sou­ligne­t­elle.

Pour le doc­teur Syl­vie Royant­pa­ro­la, spé­cia­liste du som­meil, « il y a des mo­ments où il y a des prio­ri­tés et le bac en est une, même si l’eu­ro est at­trac­tif ». Donc, pas ques­tion de ré­vi­ser après les matchs du soir ! ■

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