Meilleures pers­pec­tives fi­nan­cières pour les re­traites

La Montagne (Brive) - - France & Monde Actualités -

Les pro­jec­tions fi­nan­cières du sys­tème de re­traite s’amé­liorent par rap­port à 2015, en rai­son no­tam­ment de l’ac­cord d’oc­tobre sur les re­traites com­plé­men­taires Agirc-arr­co, se­lon une ver­sion pro­vi­soire du rap­port an­nuel du Conseil d’orien­ta­tion des re­traites (COR).

Se­lon lui, à l’ho­ri­zon de 2020, « le solde fi­nan­cier du sys­tème de re­traite » (tous ré­gimes, Fonds de so­li­da­ri­té vieillesse, qui prend en charge les co­ti­sa­tions re­traites des chô­meurs et le mi­ni­mum vieillesse, in­clus) s’éta­bli­rait à ­0,2 % du PIB, soit en­vi­ron 4 mil­liards, contre 0,4 % pré­vus dans son rap­port 2015.

Outre l’ac­cord adop­té par les par­te­naires so­ciaux sur les re­traites com­plé­men­taires Agirc (cadres) et Arr­co (tous les sa­la­riés du pri­vé), ses si­mu­la­tions in­tègrent dé­sor­mais les nou­velles pré­vi­sions éco­no­miques et pri­vi­lé­gient un taux de chô­mage sta­bi­li­sé à 7 % d’ici à une di­zaine d’an­nées, ju­gé plus réa­liste qu’un re­tour à 4,5 %.

Se­lon ce scé­na­rio, et avec une crois­sance mi­ni­mum d’1,5 % des re­ve­nus d’ac­ti­vi­té, le sys­tème de re­traite pour­rait re­ve­nir à l’équi­libre dès le mi­lieu des an­nées 2020, et « dé­ga­ger des ex­cé­dents à plus long terme ». En des­sous de ce taux, il « res­te­rait du­ra­ble­ment en be­soin de fi­nan­ce­ment ».

De ma­nière gé­né­rale, le COR constate la forte dé­pen­dance du sys­tème de re­traite à la crois­sance, plus qu’au chô­mage. Ain­si en 2060 sa si­tua­tion fi­nan­cière « se­rait net­te­ment meilleure avec un taux de chô­mage de 10 % mais des re­ve­nus d’ac­ti­vi­té crois­sant de 2 % par an qu’avec un taux de chô­mage de 4,5 % mais une crois­sance des re­ve­nus d’ac­ti­vi­té de 1,5 % par an ».

En 2016, la donne a chan­gé avec l’ac­cord sur les re­traites com­plé­men­taires qui vise 6,1 mil­liards d’éco­no­mies à l’ho­ri­zon 2020. Sa me­sure phare, l’ins­tau­ra­tion d’un bo­nus­ma­lus, doit per­mettre d’in­ci­ter les sa­la­riés à tra­vailler un an de plus, sans quoi une dé­cote de 10 % se­ra ap­pli­quée sur leur re­traite com­plé­men­taire pen­dant deux voire trois ans.

C’est la moindre re­va­lo­ri­sa­tion des pen­sions pen­dant trois ans (1 point de moins que l’in­fla­tion) et sur­tout l’aug­men­ta­tion du prix d’achat du point (avec un même sa­laire, le sa­la­rié ac­quiert moins de points et donc moins droits à la re­traite) qui en­traî­ne­ront les plus fortes éco­no­mies, se­lon le COR. ■

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.