Ils in­sultent des agents SNCF

La Montagne (Brive) - - Brive Vivre Sa Ville - Ch­ris­tine Moutte

Trois jeunes gens ont com­pa­ru de­vant le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel de Brive pour ou­trage et vio­lence en­vers deux agents de sur­veillance de la SNCF.

Le di­manche 20 mars, l’in­ter­ven­tion d’agents de sur­veillance au­près de trois jeunes en train de boire de l’al­cool dans le hall de la gare a dé­gé­né­ré en ba­garre. Sans titre de trans­port, deux hommes de 22 et 24 ans et une jeune fille de 18 ans, ve­nus pas­ser le week­end à Brive, consentent à sor­tir de la gare, non sans in­sul­ter les agents.

Une fois de­hors, les choses se com­pliquent et les agents sont obli­gés de maî­tri­ser les jeunes « pour main­te­nir la sé­cu­ri­té en pré­sence d’une qua­ran­taine de per­sonnes à la gare, un di­manche après­mi­di ».

Si les deux pré­ve­nus pré­sents à l’au­dience, dont un qui est in­car­cé­ré à Uzerche, re­con­naissent (en par­tie) les in­sultes, ils nient avoir frap­pé les agents : « On a ran­gé la bou­teille d’al­cool et on est sor­tis comme ils nous le de­man­daient, ex­plique un jeune homme ba­ra­qué, dont le ca­sier ju­di­ciaire porte des men­tions liées à l’usage de stu­pé­fiant. Mais quand l’un des agents m’a pous­sé, j’ai ré­agi : ce n’était pas un agent de po­lice, il n’avait pas à me tou­cher ».

Des coups de bou­teille

La jeune fille de 18 ans, ab­sente au tri­bu­nal, avait ex­pli­qué, au mo­ment de l’en­quête, avoir me­na­cé « de don­ner un coup de bou­teille s’ils ne lâ­chaient pas mes co­pains ! » Une me­nace mise à exé­cu­tion se­lon un des agents qui cer­ti­fie avoir re­çu un coup de bou­teille.

Son col­lègue confirme que « les trois in­di­vi­dus étaient re­la­ti­ve­ment vio­lents ; la dame, très vi­ru­lente a fait mon­ter la pres­sion par ses pa­roles : ils vou­laient en dé­coudre ».

Pour le mi­nis­tère public, les jeunes re­fusent « d’ac­cep­ter les faits en se fai­sant pas­ser pour des vic­times », de­man­dant six mois avec main­tien en dé­ten­tion pour le dé­te­nu dé­jà condam­né pour des faits de vio­lence, 4 mois pour son ami et 4 mois avec sur­sis pour la femme.

L’avo­cate du dé­te­nu s’est in­ter­ro­gée sur les preuves du pas­sage à l’acte : « Il n’y a pas d’acte ma­té­riel de vio­lence, pas de bles­sure dont mon client soit l’au­teur. Seul l’ou­trage est ca­rac­té­ri­sé avec l’in­sulte ».

Le tri­bu­nal, dans son dé­li­bé­ré ren­du hier, a condam­né les trois pré­ve­nus à quatre mois de pri­son avec sur­sis. ■

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