C’EST VOUS QUI LE DITES

La Montagne (Brive) - - Corrèze Actualité -

Ré­ponse

Je suis agri­cul­trice comme mon ma­ri l’a été pen­dant 46 ans. Il a tra­vaillé à l’âge de 14 ans à sa sor­tie de l’école pri­maire, is­su d’une fa­mille nom­breuse (7 en­fants), un père dé­cé­dé à 59 ans (usé par le tra­vail agri­cole et pas le temps de tou­cher la re­traite. Et je dé­couvre un cour­rier (NDLR : C’est vous qui le dites, le 8 juin) de M. Guy Du­pe­chot qui s’en prend ou­ver­te­ment aux agri­cul­teurs, les fai­sant pas­ser pour des pri­vi­lé­giés, des as­sis­tés, presque des vo­leurs à l’en­tendre […] M. Du­pe­chot, sa­chez que les agri­cul­teurs ont de pe­tites re­traites, que leurs épouses qui ont tra­vaillé toute leur vie ont moins de 500 eu­ros. Alors quand vous dites que vous, sa­la­riés, vous n’avez pas vaches, ter­rains, etc, à vendre à la re­traite comme les agri­cul­teurs, vous croyez que ce ca­pi­tal, on l’a vo­lé ? Mais mon­sieur, ap­pre­nez qu’il faut ache­ter, nour­rir, soi­gner, conser­ver avant de vendre, et la banque ne fait pas cré­dit. Alors si nous sommes si bien lo­tis, pour­quoi n’avez­vous pas fait pay­san ? Les 35 heures, nous, on ne connaît pas, in­dem­ni­té chô­mage y en a pas si on est ma­lade ou si l’on ferme bou­tique. Pour fi­nir, vous par­lez des sub­ven­tions qui sont fi­nan­cées par les im­pôts des sa­la­riés, mais nous aus­si nous payons des im­pôts. Je suis agri­cul­trice et je suis fière de l’être, et ce n’est pas des gens comme vous qui me fe­ront bais­ser la tête. Pour votre gou­verne, un agri­cul­teur fait tra­vailler en moyenne neuf per­sonnes de par sa pro­fes­sion, dont beau­coup de sa­la­riés. Alors, au lieu d’en­fon­cer le monde agri­cole, soyez heu­reux que nous exis­tions en­core long­temps. ■ Na­tha­lie Mar­tin, Toulx-sainte-croix, Creuse (cour­riel)

Sans té­lé­vi­sion

Ne vous mo­quez pas de mes fautes d’or­tho­graphe, mon cer­ti­fi­cat d’étude pri­maire date du 2 juin 1948. Je suis sourde et je vois mal. Je vous écris suite à l’image des té­lés dans leur fosse com­mune ? La mienne est tou­jours posée dans mon cou­loir, je ne sais pas vers quelle des­ti­na­tion.

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