Hys­té­rie

La Montagne (Brive) - - France & Monde Actualités - Alexandre Mo­rel

S’il est une ques­tion de na­ture à faire perdre leur flegme à nos voi­sins bri­tan­niques, c’est bien celle de la re­la­tion avec le conti­nent. Tant qu’al­bion était une île, la condes­cen­dance était de ri­gueur. Main­te­nant que le Royaume-uni su­bit, comme tout le monde, les in­cer­ti­tudes de la mon­dia­li­sa­tion et de l’en­trée dans un monde mul­ti­po­laire, une forme d’hys­té­rie s’est em­pa­rée des su­jets de Sa Gra­cieuse Ma­jes­té. Des deux thèmes ayant mar­qué la cam­pagne ré­fé­ren­daire, c’est le plus ir­ra­tion­nel qui dé­sor­mais l’em­porte. Au point de don­ner un coup de pouce peut-être dé­ci­sif au vote en fa­veur d’une sor­tie de l’union. Au­jourd’hui, la ques­tion de l’im­mi­gra­tion, donc des fron­tières, ef­face tous les ar­gu­ments met­tant en garde contre les ef­fets dé­sas­treux d’un Brexit sur la crois­sance, les im­pôts et le rôle de la Ci­ty comme ca­pi­tale fi­nan­cière de l’eu­rope. Les Bri­tan­niques ne voient plus que les deux mil­lions d’im­mi­grés conti­nen­taux ins­tal­lés sur leur sol de­puis l’en­trée des pays d’eu­rope cen­trale et orien­tale dans L’UE, dont ils étaient ja­dis des par­ti­sans in­con­di­tion­nels ! La mort d’une élue tra­vailliste sur un tel fond d’ir­ra­tio­na­li­té ne contri­bue­ra cer­tai­ne­ment pas à cla­ri­fier le dé­bat. na­teur Mccar­thy qui, de 1950 à 1954, fit ré­gner la « peur rouge » sur Hol­ly­wood.

Pen­dant les évé­ne­ments, les af­faires conti­nuent. Et l’em­pire Dis­ney pros­père avec l’ou­ver­ture en 1955, en Ca­li­for­nie, du pre­mier parc d’at­trac­tions. Le Ma­gic King­dom, à Orlando, suit en 1971, avant le parc de To­kyo (1983), Eu­ro­dis­ney, près de Pa­ris (1985), puis Hong­kong (2005).

Cô­té grand écran, le groupe, alors en mau­vaise san­té, connaît, sous l’im­pul­sion de Mi­chael Eis­ner, n° 1 de­puis 1984 et pen­dant 21 ans, un nou­vel es­sor, sous forme d’une mul­ti­na­tio­nale de mé­dias et de loi­sirs qui s’offre chaînes de télévision, et stu­dios. Au­jourd’hui, l’uni­vers Dis­ney s’étend aux stu­dios Pixar (7,8 mil­liards de dol­lars en 2007) à Lu­cas­film et La Guerre des étoiles (4,05 mil­liards de dol­lars en 2012).

Sa ré­vo­lu­tion cultu­relle, c’est cette im­plan­ta­tion en ré­gime com­mu­niste, pour 5,5 mil­liards de dol­lars. Il faut être ar­gen­té pour se ba­la­der dans ce parc, dont l’en­trée (de 50 à 67 eu­ros) n’est pas don­née quand le sa­laire moyen s’élève à 250 eu­ros. Mais Dis­ney es­compte une ren­ta­bi­li­té à dix ans. 600.000 vi­si­teurs ont dé­jà pro­fi­té de la phase de « pré­ou­ver­ture » du parc en mai. Tous les es­poirs sont per­mis.

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