Des com­por­te­ments ir­ra­tion­nels

La Montagne (Brive) - - Magazine / Tendances Bourse - Fran­çois Mon­nier

Le risque de Brexit est de­ve­nu om­ni­pré­sent. Les in­ves­tis­seurs ont com­men­cé à le re­dou­ter sé­rieu­se­ment à l’ap­proche du ré­fé­ren­dum du 23 juin. La pro­ba­bi­li­té d’une sor­tie du Royaume Uni de l’union eu­ro­péenne a fait chu­ter la livre ster­ling de 7 % face à l’eu­ro de­puis le dé­but de l’an­née, mais aus­si la Bourse, les li­qui­di­tés se ré­fu­giant sur le mar­ché obli­ga­taire. Cette pé­riode gé­nère ain­si des com­por­te­ments ir­ra­tion­nels. Le pre­mier d’entre eux est de faire tom­ber au plus bas les taux des em­prunts d’états. Ache­ter de la dette al­le­mande à 10 ans pro­cure dé­sor­mais un ren­de­ment né­ga­tif de 0,03 % et, pour­tant, de nom­breux pro­fes­sion­nels se ruent sur cette obli­ga­tion ! Autre si­tua­tion anor­male, le FTSE 100, l’in­dice de la Bourse de Londres, ré­siste mieux que son ho­mo­logue pa­ri­sien de­puis le dé­but de l’an­née, du fait de la sur­re­pré­sen­ta­tion des va­leurs liées aux ma­tières pre­mières. Et, de­puis fin mai, le Cac 40 baisse deux fois plus que le FTSE 100. Un tel écart n’est pas jus­ti­fiable. En cas de Brexit, le Cac 40 peut re­ve­nir vers 4.000 points, voire tou­cher les 3.892 points, son plus bas ni­veau de l’an­née. En re­vanche, un main­tien des îles bri­tan­niques dans l’union eu­ro­péenne ra­mè­ne­rait sans doute la Bourse de Pa­ris vers 4.500 points. Dans les deux scé­na­rios, la pro­ba­bi­li­té d’une forte vo­la­ti­li­té sur les mar­chés fi­nan­ciers est cer­taine. En pre­mière ligne, des so­cié­tés comme Groupe Eu­ro­tun­nel, dont l’ac­ti­vi­té est liée aux échanges avec le Royaume-uni, Eu­rop­car, qui réa­lise plus d’un cin­quième de son ac­ti­vi­té outre-manche, et, bien sûr, les va­leurs ban­caires.

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