Comme d’ha­bi­tude, Cris­tia­no Ro­nal­do fait par­ler

Pe­tite forme

La Montagne (Brive) - - Euro 2016 -

Peut-on re­ven­di­quer le sta­tut de meilleur joueur du monde, et plai­der la mal­chance dans un tour­noi ma­jeur ?

Sans réus­site contre l’is­lande puis l’au­triche, Cris­tia­no Ro­nal­do se re­trou­vait hier au centre de toutes les dis­cus­sions sur la pres­ta­tion por­tu­gaise, entre in­quié­tudes et ques­tion­ne­ments sur sa forme.

CR7 a même dû se plier à un sem­blant de mea culpa : « On a eu beau­coup d’op­por­tu­ni­tés et nous avons bien joué, mais nous n’avons pas réus­si à conclure. J’ai moi aus­si ra­té quelques oc­ca­sions, un pe­nal­ty et d’autres op­por­tu­ni­tés. Mais ça fait par­tie du foot­ball », a dé­cla­ré le joueur.

Face à l’au­triche, Ro­nal­do a tout ten­té, mais quand ses tirs ne fuyaient pas le cadre, le gar­dien les re­pous­sait, et ses coups francs n’étaient pas non plus réus­sis. Et puis ce pe­nal­ty, qu’il s’est pro­cu­ré lui­même mais qu’il n’a pu qu’ex­pé­dier sur le po­teau, a par­ache­vé de peindre en noir le bi­lan de la star ma­dri­lène.

« Gas­pillage : Ro­nal­do ne marque même pas sur pe­nal­ty », titre le quo­ti­dien po­pu­laire por­tu­gais Cor­reio da Man­ha. « Quand même Ro­nal­do rate un pe­nal­ty, com­ment va­t­on ins­crire un but ? » s’in­ter­roge en écho le di­rec­teur de Re­cord An­to­nio Ma­gal­haes. « Cris­tia­no ne va pas bien. Il manque d’ins­pi­ra­tion et se fait re­mar­quer pour les mau­vaises rai­sons. Il a été sif­flé. Cruel ? Peut­être… », écrit­il.

Les ré­seaux so­ciaux ont pour leur part bien ri de la ve­dette si peu en réus­site. « Ro­nal­do, pas de but en 36 coups francs dans les tour­nois ma­jeurs. Ga­reth Bale : 2 buts en 3 coups francs dans les tour­nois ma­jeurs », a ain­si per­si­flé l’an­cien bu­teur an­glais Ga­ry Li­ne­ker. « Cent ans plus tard, ils at­tendent tou­jours un but de Ro­nal­do dans cet Eu­ro », plai­sante Wi­na­max, pho­to de sque­lettes à l’ap­pui.

« Il est hu­main »

Ro­nal­do, qui ne s’était pas fa­ci­li­té l’avant­match en fus­ti­geant la « pe­tite men­ta­li­té » des Is­lan­dais, reste tou­te­fois sou­te­nu par ses par­te­naires. Et les mé­dias por­tu­gais se montrent plu­tôt clé­ments à son en­droit : « Cris­tia­no semble trop cé­der à la pres­sion à la­quelle le sou­met la presse in­ter­na­tio­nale, par­fois par mé­pris en­vers lui », as­su­rait hier le di­rec­teur de A Bo­la, Vi­tor Ser­pa. « Ce ne sont pas des cri­tiques au joueur, mais à l’homme. Ils disent qu’il est va­ni­teux et ar­ro­gant. La vé­ri­té c’est que Cris­tia­no semble trop an­xieux, et par­fois fa­ti­gué aus­si. Il est hu­main. »

At­tend­on trop du joueur de 31 ans ? Avant la com­pé­ti­tion, le sé­lec­tion­neur Fer­nan­do San­tos et le Por­tu­gal af­fi­chaient de grandes am­bi­tions pour cet Eu­ro. « Le dis­cours de Fer­nan­do San­tos a été dif­fé­rent de ce­lui te­nu les an­nées pré­cé­dentes », se­lon le la­té­ral droit de Wolf­sburg Vie­rin­ha, « notre ob­jec­tif est d’ar­ri­ver en fi­nale ».

Pour ce­la, le Por­tu­gal qui est dé­sor­mais condam­né à ga­gner face à la Hon­grie mer­cre­di (18 h) à Lyon pour s’as­su­rer d’une place en hui­tièmes de fi­nale, ob­jec­tif mi­ni­mal pour une na­tion de ce ca­libre. ■

PHO­TO QUEN­TIN REIX

STAR. Cris­tia­na Ro­nal­do n’y ar­rive pas et c’est tout le Por­tu­gal qui tremble.

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