La France an­nonce clai­re­ment la cou­leur

A Brive, le clan tri­co­lore vise au moins un titre par équipe chez les hommes

La Montagne (Brive) - - Sports Limousin - Jean-paul Co­hade jean-paul.co­hade@cen­tre­france.com

Après avoir pris ses quar­tiers à Brive, l’équipe de France uni­ver­si­taire a dé­cou­vert le golf de Plan­che­torte qui ac­cueille les Mon­diaux de jeu­di à di­manche.

Ils sont à do­mi­cile et en­tendent faire ré­son­ner La Mar­seillaise aux abords du golf de Plan­che­torte. L’équipe de France uni­ver­si­taire de golf, qui dis­pute les Mon­diaux sur le green bri­viste de jeu­di à di­manche, a pris ses quar­tiers en Cor­rèze et a pu com­men­cer à se fa­mi­lia­ri­ser avec le par­cours, di­manche et hier, avec une grande am­bi­tion der­rière la tête. « Jus­qu’où on veut al­ler ? Haut. Le plus haut pos­sible », glisse, plein d’au­to­ri­té, Émi­lien Cha­maulte, co­en­traî­neur des Bleus.

Le titre dans le vi­seur

« Lors des der­niers Mon­diaux, on avait ob­te­nu la mé­daille d’ar­gent par équipe chez les hommes, donc, à la mai­son, on es­père faire au moins aus­si bien », ajoute le coach de la FFG. Son col­lègue de la Fé­dé­ra­tion uni­ver­si­taire ne dit pas autre chose. « La prio­ri­té c’est le clas­se­ment par équipe. Si on brille là, ça veut dire qu’on au­ra aus­si eu des bonnes places en in­di­vi­duel. Pour les filles, ce se­ra peut­être plus dif­fi­cile, mais elles ont leurs chances », note Her­vé Ha­ris­touy. Sur un par­cours bien dif­fé­rent de ce que l’on trouve sur le cir­cuit amé­ri­cain, les tri­co­lores, hommes et femmes, ont de sé­rieuses chances de briller. Car, même si l’in­té­gra­li­té des gol­feurs sé­lec­tion­nés pour ces Mon­diaux évo­lue outre­at­lan­tique, ils ont pour eux de connaître les spé­ci­fi­ci­tés des par­cours fran­çais et, plus lar­ge­ment, eu­ro­péens.

« C’est plus tech­nique, un peu pié­geux, rien à voir avec les par­cours amé­ri­cains, qui sont plus longs, avec des greens in­ fi­nis », note Fran­çois La­grau­let, li­cen­cié à Bor­deaux­lac et ac­tuel­le­ment étu­diant en com­merce in­ter­na­tio­nal à l’uni­ver­si­té du Mis­sou­ri.

Un par­cours taillé pour les Bleus

« Ça ne veut pas dire qu’un type de par­cours est plus fa­cile à jouer, mais, oui, ça peut être un avan­tage pour nous », pour­suit le Bor­de­lais. Le jeune homme, qui a fait connais­sance avec le tra­cé bri­viste di­manche était agréa­ble­ment sur­pris par Plan­che­torte et voyait là l’oc­ca­sion d’un concours « avec du sus­pense ».

Fa­mi­lier du green bri­viste, qu’il avait dé­cou­vert l’an der­nier à l’oc­ca­sion des cham­pion­nats de France uni­ver­si­taires, Her­vé Ha­ris­touy a vu ce der­nier évo­luer en un an. « En 2015, il avait fait long­temps très chaud, on était sur un green très sec. Là, avec la pluie qu’il y a eue der­niè­re­ment, les condi­tions sont idéales ».

Mais la mé­téo res­te­ra­telle par­faite jus­qu’à la fin toute la se­maine ? La pluie pour­rait en ef­fet s’in­vi­ter à Brive. Un in­con­vé­nient pour tous les gol­feurs, certes, mais sur une com­pé­ti­tion qui pré­sente, là en­core, un pe­tit avan­tage pour les Tri­co­lores. En ef­fet, avec un cham­pion­nat éta­lé sur quatre jours, contre trois en règle gé­né­rale sur le cir­cuit amé­ri­cain, les Fran­çais ne partent pas dans l’in­con­nue. « Même si, on peut des fois jouer 36 trous sur une seule jour­née aux États­unis », tem­père Fran­çois La­grau­let.

Les Bleus ont tout de même mis toutes les chances de leur cô­té. C’est en ef­fet la dé­lé­ga­tion ar­ri­vée le plus tôt en Cor­rèze. De quoi évi­ter les mau­vaises sur­prises lors de « leurs » Mon­diaux. ■

PHO­TO PAS­CAL PER­ROUIN

DÉ­COU­VERTE. Après un pre­mier tour sur le green bri­viste di­manche, les Fran­çais ont consa­cré la jour­née d’hier à des ate­liers tech­niques.

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