« Être ou ne pas être »… dans l’union ?

En Cor­rèze comme au Royaume­uni, le ré­fé­ren­dum or­ga­ni­sé de­main se­ra un tour­nant

La Montagne (Brive) - - Corrèze Le Brexit Vu D'ici - Ben­ja­min Pom­mier ben­ja­min.pom­mier@cen­tre­france.com

De­main, les Bri­tan­niques vont faire un choix. Peu­têtre le plus dif­fi­cile de ces der­nières an­nées. En Cor­rèze, on suit l’évo­lu­tion de très près et non sans une cer­taine crainte.

rec­teur de la com­mu­ni­ca­tion du groupe Vi­ven­di et vice­pré­sident du CABCL.

« Il ne faut ja­mais ou­blier que la Grande­bre­tagne est avant tout une île qui n’est phy­sique­

« Il ne faut ja­mais ou­blier que la Grande­bre­tagne est avant tout une île qui n’est phy­si­que­ment pas rat­ta­chée à l’eu­rope ».

ment pas rat­ta­chée à l’eu­rope et je crains réel­le­ment que la po­pu­la­tion veuille quit­ter l’eu­rope. La prin­ci­pale mo­ti­va­tion ? La ques­tion de l’im­mi­gra­tion car l’an­gle­terre est le plus grand pays d’ac­cueil d’eu­rope cen­trale et de l’est ».

Lui­aus­si fa­rou­che­ment op­po­sé au Brexit, Mark Preece, ins­tal­lé à Brive de­puis 27 ans, craint « un re­tour en ar­rière » mais dé­plore sur­tout le cli­mat qui règne au pays de Sa Ma­jes­té qui semble avoir per­du de son énig­ma­tique flegme. « Mon père vit dans le Kent et un de mes frères à Ox­ford et tous les deux sont at­ter­rés par la mé­chan­ce­té et la vio­lence qui frappent la cam­pagne gran­de­ment ba­sée sur le vice. On s’éloigne des vraies pro­blé­ma­tiques ».

En cas de « Out », l’en­semble des ac­teurs éco­no­miques s’ac­corde pour mettre en exergue les consé­quences dé­sas­treuses sur le Royaume­uni. Les se­cousses se fe­raient aus­si sen­tir en Écosse. « En cas de Brexit, je n’ose même pas ima­gi­ner le mer­dier que ce se­rait, lâche Neil Ro­bert­son, avo­cat, entre autre, du CABCL, et Écos­sais. Ju­ri­di­que­ment, ce se­rait une ca­tas­trophe et un brouillard to­tal. Pour notre pays, un nou­veau ré­fé­ren­dum après ce­lui de 2014 dé­chi­re­rait en­core un peu plus la po­pu­la­tion ».

Constat iden­tique pour Ed­ward Mc­ma­na­ra, Cor­ré­zien de coeur ins­tal­lé à Nor­wich. « Un vote pour sor­tir de L’UE se­rait équi­valent à se je­ter dans le vide. Éco­no­mi­que­ment et so­cia­le­ment, nous bas­cu­le­rions dans l’obs­cu­ri­té ».

Dif­fi­ciles à dé­ni­cher en Cor­rèze, les par­ti­sans d’un Royau­meU­ni in­dé­pen­dant mettent en avant leur cô­té pa­triote. « Moi, je ne me sens sim­ple­ment pas eu­ro­péen, ex­plique cet ex­pa­trié de­puis quatre ans qui sou­haite gar­der l’ano­ny­mat et qui vo­te­ra par cor­res­pon­dance de­main. Je pense aus­si que notre éco­no­mie sor­ti­rait gran­die de se li­bé­rer des contraintes im­po­sées par Bruxelles, no­tam­ment dans le sec­teur agri­cole. Quel que soit le ré­sul­tat, notre pays res­sor­ti­ra mar­qué ». ■

PHO­TO DR

AVE­NIR. Big Ben et la Ta­mise conti­nue­ront-ils à rayon­ner sur l’union Eu­ro­péenne ? Ré­ponse de­main.

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