Gran­dir hu­mai­ne­ment et spi­ri­tuel­le­ment

Une ving­taine de col­lé­giens et ly­céens fré­quentent l’au­mô­ne­rie par ami­tié et croyance per­son­nelle

La Montagne (Brive) - - Brive Jeunesse & Co - Blan­dine Hutin-mer­cier blan­dine.hutin@cen­tre­france.com

Une quin­zaine de col­lé­giens et ly­céens fré­quentent l’au­mô­ne­rie. Un lieu où l’on dis­cute, l’on ré­flé­chit, l’on prie et l’on s’amuse.

La se­maine, Louis est étu­diant à Tou­louse ; le wee­kend ou les va­cances, il re­vient souvent à l’au­mô­ne­rie de Brive, pour pré­pa­rer l’of­fice du di­manche après­mi­di ou ac­cueillir à son tour les plus jeunes qui, comme lui, il y a quelques an­nées en­core, ve­naient s’y re­trou­ver pour goû­ter, dis­cu­ter, prier.

En ce di­manche après­mi­di de so­leil, une table est dres­sée dans la cou­rette du 24 rue Al­fred­de­mus­set. 16 heures, c’est l’heure du goû­ter ; ça pa­pote, ça rit, les blagues fusent. Entre deux bou­chées de cake, on sort les feutres pour co­lo­rer un vi­trail en car­ton qui dé­co­re­ra la messe, plus tard, à Saint­ser­nin.

« En­vie de sa­voir »

« C’est un lieu où on se re­trou­vait entre jeunes catholiques, se sou­vient Louis. Il m’a beau­coup ai­dé pour ma construc­tion per­son­nelle, à me trou­ver moi­même, à m’as­su­mer comme je suis et à af­fir­mer ma foi ailleurs qu’ici ». Ap­pré­hen­dant « le ju­ge­ment des autres », il n’a osé en par­ler qu’en pre­mière. « Main­te­nant, je re­viens les ai­der le mieux pos­sible. Mon­trer que des jeunes sont mo­ti­vés pour l’eglise, ça peut chan­ger les sté­réo­types de vieilles grands­mères », sou­rit­il.

À son tour, il aide la res­pon­sable de l’au­mô­ne­rie Fran­çoise Lau­jol à ac­cueillir col­lé­giens et ly­céens en quête de foi et d’ami­tié. Comme Émi­lie, en 5e à Jean­lur­çat. Au dé­but, elle le re­con­naî :, « Ça ne me di­sait pas trop de ve­nir. Après, j’ai bien ai­mé. On peut par­ler du col­lège, al­ler plus au fond des choses et trou­ver des so­lu­tions. Et puis, toute seule, j’ai du mal à croire ; ici, ça re­met en rythme ».

Lé­na est ve­nue d’elle­même à l’au­mô­ne­rie ; elle était alors en 6e à Ar­son­val et elle avait « en­vie de sa­voir, de dé­cou­vrir la vie de Jé­sus. Je me po­sais des ques­tions, du coup j’ai eu de plai­sir à avoir des ré­ponses ». Trois ans plus tard, elle ap­pré­cie tou­jours au­tant les mer­cre­dis et di­manches après­mi­di à prier, avec des amis. « Ici, on est tous croyants, c’est plus ou­vert ». L’an pro­chain, elle fe­ra sa confir­ma­tion. « C’est un par­cours », avance­t­elle. Es­telle, elle, pré­pare « sé­rieu­se­ment » sa 1re com­mu­nion et sa pro­fes­sion de foi. En 6e à Ar­son­val, elle ap­pré­hen­dait un peu cette pre­mière an­née de ca­té­chisme. « Ça n’a pas for­cé­ment une bonne image, ad­met­elle. J’ima­gi­nais que c’était un peu bar­bant… Au­jourd’hui, je me suis ou­verte. Ici, on peut dire ce qu’on veut, son avis est res­pec­té ».

Il y a 2 ans, Ben­ja­min a de­man­dé le bap­tême. Main­te­nant en 3e à Jean­lur­çat, « je me sens chez moi à l’au­mô­ne­rie », ra­conte­t­il sim­ple­ment. « Je vois plein de per­sonnes, je fais des ren­contres. C’est comme une mai­son ». Il a fran­chi un pas sup­plé­men­taire dans sa foi en de­ve­nant ser­vant d’au­tel à Saint­ser­nin. « On se rap­proche plus du Ch­rist, té­moigne l’ado­les­cent. Il y a quelque chose de plus fort qu’on res­sent dans le coeur ; c’est unique. Ici, je pré­pare d’au­tant plus la messe que je vais la ser­vir ». ■

PHO­TOS B.H.

EN­SEMBLE. Re­cueille­ment dans l’ora­toire après l’ou­ver­ture du ta­ber­nacle.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.