Une si longue at­tente pour les Bleus

L’équipe de Des­champs doit pa­tien­ter en­core quatre jours avant son hui­tième de fi­nale

La Montagne (Brive) - - Euro 2016 - Franck.the­bault@cen­tre­france.com

La phase fi­nale de leur « Eu­ro », les Bleus en rêvent de­puis long­temps. Mais ils vont de­voir pa­tien­ter en­core quatre jours pour l’en­ta­mer.

LÀ Clairefontaine, Franck Thé­bault e jour le plus long pour la France. La se­maine la plus longue pour les Bleus. Ils ne connaissent tou­jours pas le nom de leur ad­ver­saire. Mais, hier, qua­rante­huit heures après leur der­nier match de poule (0­0 contre la Suisse), les Tri­co­lores ont tout dou­ce­ment bas­cu­lé vers leur hui­tième de fi­nale pro­gram­mé di­manche après­mi­di, à Lyon. Dans en­core quatre jours, une éter­ni­té…

« Une se­maine en­tière d’écart entre deux ren­contres, c’est rare dans les grands tour­nois. Je n’ai pas sou­ve­nir que ça nous soit dé­jà ar­ri­vé », glisse Phi­lippe Tour­non, chef de presse des Bleus de­puis une tren­taine d’an­nées. Il a rai­son. Du­rant le Mon­dial 1998, c’était mon­té à six « days off » maxi­mum. Et à seule­ment cinq lors de l’eu­ro 2000, comme au Bré­sil en 2014.

La ges­tion de cet in­ha­bi­tuel in­ter­valle sans ren­contre, pas évi­dente, amène for­cé­ment des in­ter­ro­ga­tions. Lun­di, exemp­té de l’op­po­si­tion face aux U19 du Pa­ris FC, ré­ser­vée aux rem­pla­çants de France ­ Suisse, Adil Ra­mi avait avoué des craintes. « Ça va être très long, très très long. On a une pres­sion en nous qui fait qu’on a en­vie de jouer plus ra­pi­de­ment… »

Le risque prin­ci­pal, c’est ef­fec­ti­ve­ment de trop gam­ber­ger. Sur­tout pour un groupe qui vit en vase clos, à Clairefontaine, avec l’eu­ro comme seule obses­ sion. C’est pour sor­tir un peu la tête du foot que Di­dier Des­champs et le staff avaient ac­cor­dé à tous un mo­ment en fa­mille avant le re­tour au camp de base, lun­di, en fin d’après­mi­di. C’est pour le même mo­tif que les Bleus pour­raient avoir droit à une pe­tite vi­rée en de­hors du « châ­teau ». Dans le pas­sé, ce­la a dé­jà été ex­pé­ri­men­té. Il est ain­si ar­ri­vé que les joueurs dé­barquent au bow­ling de Ram­ bouillet… Mais le contexte a chan­gé, les me­sures de sécurité aus­si, et rien n’est donc ga­ran­ti.

Quoi qu’il ar­rive, avant le dé­part vers Lyon, ven­dre­di en fin de jour­née, c’est bien à Clairefontaine que l’équipe de France pas­se­ra le plus clair de son temps. Avec un pro­gramme al­lé­gé. « Il y au­ra une séance par jour. Avec peut­être un pas­sage à la mus­cu le ma­tin. On est sur de la ré­cup’, de l’en­tre­tien et de la pré­pa­ra­tion tac­tique... », ex­plique Phi­lippe Tour­non.

« Nous re­po­ser et bien tra­vailler »

Hier, l’en­traî­ne­ment, au­quel Oli­vier Gi­roud n’a pas par­ti­ci­pé pour cause d’une pe­tite gêne aux ad­duc­teurs sans gra­vi­té, a d’ailleurs été as­sez court. Juste un peu plus d’une heure. Ce qui n’est pas pour dé­plaire à Mous­sa Sis­so­ko, se­lon des pro­pos te­nus lun­di. « Cette se­maine va nous faire du bien. On a lais­sé beau­coup d’éner­gie. Donc ça va nous per­mettre de nous re­po­ser et de bien tra­vailler. »

Les Bleus ont in­té­rêt à s’adap­ter à ce rythme. S’ils passent le cap des hui­tièmes, ils pa­tien­te­ront de nou­veau une se­maine avant de dis­pu­ter leur quart, le di­manche 3 juillet, à Saint­de­nis. Mais il ne leur faut pas trop s’ac­cli­ma­ter non plus. Pour sou­le­ver le tro­phée, ce sont en­suite trois matchs en huit jours qu’il fau­dra en­chaî­ner… ■

EN­TRAέNE­MENT. Hier, les Bleus ont eu droit à des courses puis à une op­po­si­tion sans gar­dien sur un quart de ter­rain.

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