Son sur­vêt porte-bon­heur

La Montagne (Brive) - - Euro 2016 - Pierre Des­trade pierre.des­trade@cen­tre­france.com Pro­pos re­cueillis par Pierre Des­trade

Ga­bor Ki­ra­ly, gar­dien de but hon­grois, est le joueur le plus âgé de l’eu­ro, et de l’his­toire de la com­pé­ti­tion. Il est sur­tout connu pour son jog­ging gris, qu’il porte à chaque ren­contre.

Sur les ter­rains de foot­ball, il y a les chaus­sures fluo, les maillots ajus­tés et les ma­tières syn­thé­tiques. Et puis il y a le jog­ging gris ex­tra­large en co­ton de Ga­bor Ki­ra­ly, le gar­dien de but hon­grois. Ce soir, 18 heures, il le por­te­ra une nou­velle fois contre le Por­tu­gal, à Lyon, pour jouer une place en hui­tièmes de fi­nale.

Mar­di der­nier, contre l’au­triche, il a dé­trô­né l’al­le­mand Lo­thar Mat­thaüs en de­ve­nant le joueur le plus âgé à dis­pu­ter un Eu­ro (40 ans), fê­té par la vic­toire contre la na­tion voi­sine (2­0). Il est aus­si un des rares à avoir plus de cent sé­lec­tions à son ac­tif.

« Je suis gar­dien après tout, pas man­ne­quin »

Si le poids des ans s’est fait sen­tir sur des sor­ties aé­riennes, le qua­dra­gé­naire a mon­tré qu’il avait en­core de bons restes sur sa ligne, par­ti­ci­pant au match nul ar­ra­ché à l’is­lande, dans les der­nières mi­nutes, sa­me­di der­nier (1­1).

À l’heure des gar­diens de buts mou­lés dans leur short, Ga­bor Ki­la­ry n’a pas chan­gé ses ha­bi­tudes, vieilles de vingt ans, pré­fé­rant le co­ton ex­tra­large. « C’est par com­mo­di­té. Je suis gar­dien après tout, pas man­ne­quin. Je joue en jog­ging de­puis 1996, à Szom­ba­the­lyi Ha­la­das. Un jour, les pan­ta­lons noirs ha­bi­tuels pour les matchs n’avaient pas été la­vés, j’ai été obli­gé de prendre un gris. On a en­chaî­né sur une sé­rie de huit ou neuf matchs sans perdre, et on a ain­si évi­té la re­lé­ga­tion. Donc, où que j’aille de­puis, ces pan­ta­lons sont mon porte­bon­heur », avait­il dé­cla­ré sur le site de la FIFA. Une te­nue qu’il fe­ra connaître en équipe na­tio­nale, mais aus­si en Al­le­magne au Her­ta Ber­lin, au Bayer Le­ver­ku­sen et au Mu­nich 1860, ain­si qu’en An­gle­terre, à Crys­tal Pa­lace, West Ham, As­ton Villa et Brun­ley. ■ Quel est l’avan­tage de jouer en sur­vê­te­ment ? BRU­NO MAR­TI­NI An­cien gar­dien de l’équipe de France de foot­ball « Le sur­vê­te­ment n’est pas à la mode. Au­jourd’hui, les gar­diens de but pré­fèrent les shorts, sauf peut-être à l’en­traî­ne­ment où ils uti­lisent des sur­vê­te­ments ajus­tés ou des col­lants sous les shorts. Pour ma part, je me sou­viens de jog­gings avec des bandes ma­te­las­sées, sur­tout pour amor­tir les chutes et ain­si évi­ter les ma­la­dies des gar­diens de but, l’hy­gro­ma du coude ou des ge­noux, dû aux chocs lors des ré­cep­tions, une sorte d’in­flam­ma­tion, qui peut al­ler jus­qu’à l’in­ter­ven­tion chi­rur­gi­cale. On conseille donc aux jeunes de se pro­té­ger avec des vê­te­ments longs. Sur­tout, pour le bas du corps, le pan­ta­lon de sur­vê­te­ment per­met de ne pas se râ­per le ver­nis de la peau et de pro­té­ger la tête de tête de tro­chan­ter, cet os de la hanche, lors­qu’on se ré­cep­tionne mal sur le cô­té. »

TE­NUE. Le gar­dien de but hon­grois, Ga­bor Ki­ra­ly, ne s’est pas sé­pa­ré de son jog­ging gris de­puis vingt ans.

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