Le match à droite se ré­équi­libre

Entre Jup­pé, le fa­vo­ri en perte de vi­tesse et Sar­ko­zy qui ré­duit son re­tard en fai­sant fi des cri­tiques

La Montagne (Brive) - - France & Monde Actualités -

À cinq mois de la pri­maire de la droite, le match se ré­équi­libre entre Alain Jup­pé, le fa­vo­ri en perte de vi­tesse dans les son­dages, et Ni­co­las Sar­ko­zy, qui ré­duit pa­tiem­ment son re­tard.

Deux son­dages dé­montrent ce ré­équi­li­brage entre le pré­sident du par­ti Les Ré­pu­bli­cains et l’ex­pre­mier mi­nistre, qui fai­sait net­te­ment la course en tête de­puis sa dé­cla­ra­tion de can­di­da­ture, en août 2014, avec une ten­dance à la hausse pour le pre­mier, à la baisse pour le se­cond.

Se­lon le ba­ro­mètre Ip­sos/le Point, pu­blié lun­di, si Alain Jup­pé reste ce­lui qui re­cueille le plus d’avis fa­vo­rables (49 %, ­3 points), Ni­co­las Sar­ko­zy re­gagne du ter­rain, à 31 % (+5).

C’est sur­tout au­près des proches de LR – les plus sus­cep­tibles d’al­ler vo­ter à la pri­maire des 20 et 27 no­vembre – que l’ex­chef de l’état pro­gresse, avec +6 points à 68 %, soit deux points seule­ment der­rière le maire de Bordeaux (70 %, ­3). Toute­ fois, l’af­faire est loin d’être bou­clée puisque deux autres can­di­dats, par­mi les douze dé­jà dé­cla­rés, sont tou­jours dans la course : Bru­no Le Maire, et sur­tout, François Fillon.

Le dé­pu­té de Pa­ris n’est qu’à trois points der­rière Sar­ko­zy en terme de po­pu­la­ri­té au­près des sym­pa­thi­sants LR, éga­le­ment en hausse (+3, à 65 %), et lui est net­te­ment pré­fé­ré par l’en­semble des Fran­çais (38 %, stable). Bru­no Le Maire perd deux points à 29 % au­près des sym­pa­thi­sants LR mais en gagne 4 au­près des Fran­çais (à 57 %). Un autre son­dage (Odoxa pour l’express, France In­ter et la presse ré­gio­nale), ac­corde à Ni­co­las Sar­ko­zy une hausse en­core plus no­table chez les sym­pa­thi­sants de droite, le pro­pul­sant en tête du clas­se­ment (66 %, +4), de­vant Alain Jup­pé qui en­re­gistre une très forte baisse (­15, à 62 %). Ces ré­sul­tats semblent don­ner rai­son aux sar­ko­zystes, qui es­timent que pour ga­gner la pri­maire, il faut d’abord ga­gner l’af­fec­tion des Fran­çais de droite, puisque ce sont eux qui se dé­pla­ce­ront en no­vembre pour vo­ter, et donc s’adres­ser à eux prio­ri­tai­re­ment.

« Sar­ko­zy fait ce qu’il veut »

C’est ce que Ni­co­las Sar­ko­zy fait par exemple lors­qu’il dé­fend « l’iden­ti­té fran­çaise » (comme lors d’un mee­ting près de Lille le 8 juin) ou parle d’« as­si­mi­la­tion », là où son ri­val pré­fère évo­quer le concept d’« iden­ti­té heu­reuse » (un “ob­jec­tif” vers le­quel il faut tendre se­lon lui) et d’« in­té­gra­tion ».

Mais, plus en­core que ses po­si­tions, c’est sa « double cas­quette » de pa­tron de LR et de can­di­dat pas en­core dé­cla­ré qui agace les ad­ver­saires de Ni­co­las Sar­ko­zy. ■

PHO­TO AFP

SON­DAGES. Le ré­équi­li­brage se des­sine.

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