Max Ey­rolle sur ses terres

La Montagne (Brive) - - Corrèze Actualité -

Avec ses che­veux blancs en ba­taille et son franc-par­ler, le peintre Max Ey­rolle ex­pose à la Cha­pelle des Ma­nants, à Con­folent-portdieu.

« Je ne pour­rai ja­mais me rendre sur les lieux de ma nais­sance, puisque ces lieux n’existent plus. Le vil­lage où je suis né a été inon­dé quand j’avais trois ans, en 1952 ». Quand on lui parle pein­ture, Max Ey­rolle parle de conti­nent per­du.

Ce vil­lage inon­dé s’ap­pelle Port­dieu. Avant qu’il ne soit sa­cri­fié sur l’au­tel de la fée élec­tri­ci­té avec 200 autres ha­meaux, ce site en­chan­teur avait tout d’un pa­ra­dis sur terre. Ce vil­lage na­tal en­glou­ti par le bar­rage de Bort, c’est l’in­ac­ces­sible port d’at­tache de Max Ey­rolle. Son At­lan­tide à lui. Un pa­ra­dis per­du qui hante son ima­gi­naire et nour­rit son travail de peintre.

Sa pre­mière ex­po­si­tion a eu lieu en 2007. « De­puis, j’en or­ga­nise trois à quatre par an. Je peins à l’huile et au cou­teau avec des tons gris­bleu, les cou­leurs de la mer et de la mé­lan­co­lie », dé­crypte­t­il, créant de 100 à 150 ta­bleaux chaque an­née. D’abs­traites, ses pein­tures évo­luent dé­sor­mais vers des formes plus fi­gu­ra­tives.

« Au dé­but, je tra­vaillais avec mon ima­gi­naire. De­puis quelque temps, je tra­vaille à par­tir de pho­tos et de do­cu­ments d’époque qu’on m’a fait par­ve­nir. Je suis plus proche d’une cer­taine réa­li­té do­cu­men­taire même si je n’ai ja­ mais fait de l’abs­trait pur ». Comme des pay­sages sous­ma­rins que l’on de­vine à tra­vers la nuit et en bas, Port­dieu, un vil­lage en­glou­ti. ■

Pratique. l’ex­po­si­tion est vi­sible tous les jours, de 15 heures à 18 heures. Le ver­nis­sage au­ra lieu le sa­me­di 2 juillet, à 17 heures

AR­TISTE.MAX Ey­rolle, le peintre, ex­pose à la Cha­pelle des Ma­nants, à Con­folent-port-dieu, du 20 juin au 30 juillet.

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